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de Cesare Battisti
Je m’adresse à mes enfants bien-aimés, à ma compagne de voyages, aux frères et aux sœurs, aux neveux, aux amis et aux camarades, aux collègues de travail et à vous tous qui m’avez bien aimé et soutenu dans votre cœur. Les effets destructeurs de la grève Je vous demande à vous tous un dernier effort, celui de comprendre les raisons qui me poussent à lutter jusqu’à la conséquence ultime au nom du droit à la dignité pour chaque détenu, de tous. La dignité (...)
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En route vers un despotisme librement consenti ?

de : Albert HOUCQ
samedi 5 mai 2007 - 10h58 - Signaler aux modérateurs
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En route vers un despotisme librement consenti ?

Cette fin de campagne présidentielle connaît son lot d’hypothèses improbables, dérangeantes, sinon inquiétantes. D’aucuns verront dans ce phénomène une tendance généralisée à l’affabulation ; d’autres balaieront d’un revers de main les plus terrifiants de ces scénarios, estimant que la prospérité retrouvée, eh bien, ça n’a pas de prix. La crainte éprouvée devant un bonheur sans limites n’est effectivement pas nouvelle.

Comment ignorer les sirènes promettant d’authentiques lendemains qui chantent pour celles et ceux qui seront prêt(e)s à renoncer à leurs prestations sociales d’assisté(e)s en échange d’un lever matinal et la perspective de gagner encore plus… souvent qu’au loto ? Comment résister en effet à un si alléchant scénario ? Car il est indéniable qu’à force de travail, de courage et d’obstination, une relative aisance matérielle est à portée de main. Il suffit simplement de cumuler les petits boulots, de conjuguer intérim et contrats précaires. Car enfin, avec un minimum d’organisation, il reste parfaitement possible de laver des carreaux suspendu(e) à une nacelle une partie de la matinée, revenir au sol avant midi pour apprendre le caniveau aux lévriers afghans d’une executive-woman surbookée, filer ensuite au fast-food le plus proche y cuire pour une clientèle déjà obèse, d’informes agrégats de protéines et de graisses, poursuivre l’après-midi auprès d’une caisse enregistreuse, et achever la soirée un balai à la main, dans ces bureaux dont on aura lavé les vitres extérieures le matin. Tout est parfaitement possible. « Ensemble » bien sûr, comme le souligne un slogan placardé sur nos murs, mais en l’occurrence surtout « tout(e) seul(e) ». Ce deal ne vous effraie pas, et vous êtes prêt(e) à relever le défi ? Bravo. Dans cette hypothèse, il vous faudra lutter pour tenir à distance celles et ceux qui guigneront vos moyens d’assouvir vos penchants de battant(e), votre winner process. Il y a toujours d’infâmes jaloux. Vous les éloignerez en leur montrant vos crocs acérés de salarié(e) prêt(e) à tout pour survivre. Au besoin, vous libérerez le « Sarko » qui est en vous…

Aux détracteurs d’un si radieux avenir, j’opposerai l’emblématique réussite anglo-saxonne ou encore celle de la République Populaire de Chine. Et pourtant, ces derniers ne sont-ils pas communistes ?! Alors où est donc le problème ? Qu’est-ce qui nous contraint à demeurer frileux, cramponnés à des « avantages acquis », alors que le monde entier se contente d’un bol de riz pour quatre et d’une moisson de coups de trique pour tous ? Serions-nous à ce point réfractaires à la réussite ? N’aurions-nous jamais entendu le mot « compétitif » ? L’économie mondiale est globalisée et nous refuserions de le voir ? Pour d’obscurs et déraisonnables desseins, nous préférerions opposer de vieilles lunes datant au moins de la Révolution Française à une réalité en marche surgie tout droit du Moyen Âge ? La clause d’antériorité ne constitue-t-elle pas la meilleure preuve d’efficacité ? Aveugles que nous sommes, nous rejetterions la modernité contenu en filigrane dans ce renouveau féodal, dans le message messianique et résolument altruiste de l’ancien maire de Neuilly ?

Heureusement que les quelques lambeaux encore en activité de la classe ouvrière, ceux-là mêmes qui attendent le prochain – et peut-être définitif – plan social qui finira de vider de leurs emplois industriels nombre de régions déjà sinistrées, indiquent la voie à suivre. Ces travailleurs ne se laisseront pas berner. Massivement, ils voteront enthousiastes pour le candidat de l’UMP. Car cet homme fondamentalement bon et désintéressé qui n’a jamais été au pouvoir, n’a jamais participé au moindre gouvernement, et a fortiori n’a jamais mené de politique dévastatrice pour la paix sociale, ne les trahira pas. Ne l’a-t-il pas énoncé lui-même dans sa profession de foi distribuée dans toutes les boîtes aux lettres quelques jours avant le premier tour de scrutin ? N’a-t-il pas écrit à la main, d’une calligraphie appliquée : « je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas. » ? S’il prend la peine de l’écrire, c’est bien qu’il s’y engage, non ?

D’ailleurs, il est clair que le vent commence déjà à tourner. Depuis plusieurs semaines, plus aucune annonce de licenciements collectifs ne fait la une des journaux télévisés. Et quelle meilleure corrélation avec les chiffres du chômage en chute libre depuis des mois que cette absence de nouvelles calamités sociales que relaient fidèlement les médias ? Même moi qui ne regarde pas « Canal Bouygues », je sais bien que le chômage incarnera bientôt un souvenir préhistorique. La recette est tellement simple à mettre en œuvre, que l’on se demande bien pourquoi tous les gouvernements de Gôche qui se sont maintenus sans interruption au pouvoir de 1981 jusqu’à aujourd’hui, n’ont pas pris la peine de l’appliquer. Il est évident qu’il suffit de favoriser les plus hauts revenus, d’annuler toute charge incombant aux entreprises pour qu’aussitôt renaisse le plein emploi, et que l’économie se dynamise. Mieux, si l’on osait vraiment, l’on pourrait se risquer à supprimer la contrepartie salariale qu’implique le travail effectué ; et là, les entreprises n’hésiteraient plus à embaucher. Elles ne seraient plus contraintes de s’expatrier toujours plus loin pour trouver la main d’œuvre offrant le meilleur coût. Les robots, l’automatisation des tâches pourraient être évincés au profit d’ouvriers en chair et en os. La France redeviendrait compétitive. Le seul véritable avenir du capitalisme réside dans la réhabilitation du servage. Encore faudrait-il avoir l’honnêteté de le reconnaître.

Les propositions du candidat de l’UMP ne constituent qu’une amorce encore timide pour aller dans le sens des « vraies réalités ». La suppression des droits de succession et de donation, la baisse du montant de l’impôt sur le revenu, voire l’éradication de l’impôt sur la fortune, sont d’indéniables leviers pour permettre un enrichissement substantiel des plus aisés. Les plus modestes quant à eux, applaudissent à l’annonce de la bonne nouvelle : de par leur condition, ils sont d’ores et déjà épargnés par les affres de cette fiscalité cruelle, mais par solidarité avec les classes dominantes, ils se réjouissent. Le bonheur des riches fait toujours plaisir à voir. Et si les nantis prospèrent, à n’en pas douter les miettes chutant de leur table suffiront bien à rassasier l’appétit des pauvres.

Etonnamment, l’électeur adulant l’un des meilleurs amis des plus grosses fortunes de France n’a pas songé une seconde qu’un blocage des loyers pourrait avoir un indéniable impact indirect sur son pouvoir d’achat. Au moins pour celui ne vivant pas déjà dans un carton d’emballage au doux contact du macadam. Il est curieux que le candidat de l’UMP, défenseur émérite des plus démunis, n’ait pas intégré cette mesure susceptible de doper la consommation, tout en n’entraînant aucune dépense pharaonique pour cet Etat aux poches perpétuellement trouées. Un oubli sans doute ? Mais fermons cet aparté.

Depuis la nuit des temps la recette prônant d’intensifier l’embonpoint des plus gras a fonctionné ; et ce ne sont pas les lois promulguées par le Front Populaire, celles nées à la Libération, ou issues depuis du cerveau brumeux de quelque énarque social-démocrate qui y ont changé quoi que ce soit. Et encore moins cet encouragement tacite à l’oisiveté et à la dépravation qu’a généré Mai 68. L’ordre a été établi une bonne fois pour toutes entre ceux qui savent et possèdent, et ceux qui ont bien de la chance de n’avoir qu’à obéir. Et qui est le mieux placé pour rappeler cette vérité immuable que le porte-drapeau de la droite républicaine ?

Malheureusement, il est indéniable que les médias ne s’investissent guère avec le zèle nécessaire dans cette noble croisade. Voyons-nous la presse écrite consacrer articles et dossiers à cet avènement programmé du bonheur pour tous ? La presse radiophonique tend-t-elle ses micros pour que la bonne parole se répande via les ondes ? Enfin, la télévision invite-t-elle l’auteur d’un programme aussi ambitieux pour qu’il l’expose à l’ensemble de ses concitoyens ? Hélas, cet appel vers les lendemains qui chantent est tu, sans doute au nom des sacro-saintes obligations relatives au temps de parole, charge incombant au CSA. Au contraire, dès qu’ils en ont l’opportunité, les médias n’ont de cesse d’irriter ce héraut de la félicité ; des journalistes indépendants allant même jusqu’à caricaturer ouvertement la démarche initiée, quand ce n’est pas le porte-parole du message lui-même, qui se trouve vilipendé. Tant d’acharnement à l’encontre d’un candidat qui depuis son plus jeune âge, se prépare à des échéances électorales de cette ampleur, n’est pas digne d’un pays tel que le nôtre.

Or, courroucer le candidat c’est un peu mépriser son prestigieux carnet d’adresses. Exprimer sa sympathie à G.W Bush dans sa délicate traversée du désert irakien n’incarne-t-il pas pourtant le nec plus ultra de la compassion ? Voir en Mme Thatcher la relique vivante de la voie à suivre pour l’ensemble du monde ne relève-t-il pas du talent de visionnaire ? Apporter son soutien à un artiste singulièrement cultivé, mais condamné à l’exil helvétique pour cause de déboires fiscaux, doit-il être passé sous silence ? Recevoir le représentant patenté d’une église qualifiée de secte et accepter de séjourner ensuite dans son ranch, ne montre-t-il pas a contrario une fantastique ouverture d’esprit ? Les marques de sympathie délivrées à ses semblables placés dans l’épreuve par l’homme de la situation sont multiples. Pourquoi faut-il donc qu’elles soient aussi systématiquement décriées ?

Et c’est avec des moyens bien modestes que le candidat de la rupture d’avec « tout-ce-qu-il-y-avait-avant-lui » se trouve contraint de prendre son bâton de pèlerin pour convaincre les indécis. Ils sont encore une multitude. Certains d’entre eux n’hésitent d’ailleurs même plus à parler de menaces pesant sur nos fondements démocratiques. En quoi la redistribution affichée des pouvoirs économique, politique, médiatique à une oligarchie pourrait-elle représenter une menace sérieuse pour notre démocratie ? M. Finkelkraut d’ailleurs ne s’y est pas trompé puisqu’il l’affirmait lui-même l’autre matin sur France-Culture : Il n’y a pas de menace totalitaire en France aujourd’hui ». Et demain non plus, très probablement… Et si un penseur tel que M.Finkelkraut le dit, ma foi, comment avoir l’outrecuidance de rétorquer le contraire ? Même si certains objecteront que M. Finkelkraut n’incarne sans doute pas le plus virulent détracteur de l’ancien maire de Neuilly.

L’heure du choix sonnera bientôt. Les Français se prononceront-ils en faveur de la nouveauté « vraiment nouvelle », du libéralisme high tech, de la rupture avec une majuscule ? Entrebâilleront-ils leur porte au chef suprême d’une équipe de marchands d’aspirateurs haut de gamme ? La hargne débordant jusque sur le tissu de la cravate, et rebaptisée « dynamisme » pour la circonstance, les séduira-t-elle suffisamment ? S’accommoderont-ils durablement de cette confusion patente entre « autorité » et « autoritarisme », chez celui qui sollicite leurs suffrages ? Les Français toujours prompts à faire leur mauvaise tête, iront-ils jusqu’à faire mentir ces nouveaux dieux que sont les instituts de sondages ? Mêleront-ils les détails les plus insignifiants aux aspects les plus cruciaux ?

Néanmoins, et nonobstant une idée copieusement répandue, tout ne se vaut pas. Les concepts ne se placent pas les uns en face des autres comme dans le tableau d’un plan comptable, ceci compensant cela. Chacun(e) a le devoir de définir ses propres coefficients, pour engager sa parcelle de responsabilité. Même s’il serait éminemment dangereux de jouer nos libertés fondamentales contre une illusoire prospérité.

En 2002, lors de la précédente élection présidentielle, le report sans faille des suffrages de l’ensemble de la Gauche avait contribué au plébiscite de M. Chirac, et au triomphe d’une certaine conception de la République. Ces électeurs de Gauche, sonnés, hagards, défaits mais magnifiques, avaient montré en votant pour leur ennemi politique, leur attachement profond à des valeurs résultant des luttes et des révoltes venues de temps immémoriaux. Cinq ans plus tard, et n’en déplaise à tout un pan de l’électorat, une certaine stratégie de l’homme soi-disant providentiel replace le pays dans une configuration similaire. La tentation despotique est là, et bien là. Seule la propension à l’amnésie d’une part non négligeable du corps électoral, comme la réceptivité des journalistes aux pressions et à l’autocensure, occulte la perception de ce triste constat.

Le communautarisme érigé en solution miracle nous guette. Voulons-nous d’une telle dérive ? Souhaitons-nous voir les ghettos comme des horizons indépassables ? Ghettos géographiquement identifiés, mais aussi ghettos plus subtils, s’épanouissant au fond de chaque être. Cette vision tribale de la société est-elle vraiment l’avenir auquel nous devrions souscrire ? Chacun(e) serait donc prédestiné(e) à ne plus quitter, ni son quartier – pour y croupir ou y prospérer, au choix -, ni sa caste ?

La Gauche n’a naturellement pas le monopole de l’humanisme. Des hommes classés à Droite - des André Malraux, des Romain Gary - ont montré en leur temps ce que l’engagement humaniste signifiait pour eux. Je les imaginerais mal aujourd’hui se pâmer devant les gesticulations désordonnées d’un Bonaparte ressuscité s’affichant sur une tribune. Dans tous les camps, des voix se sont élevées pour réprouver telle ou telle action ou affirmation assénée sur le mode péremptoire par le candidat de l’UMP. Il est temps que le camp de l’ordre et de la rigueur réalise que l’élection de son champion pourrait bien, au contraire, occasionner un formidable chaos. Quelle confiance accorder à un homme qui semble confondre « accès au pouvoir » et « disposer des pleins pouvoirs » ?

L’électorat ancré à gauche devrait logiquement se reporter sur la candidate socialiste. A condition toutefois, que cette frange de la population appréhende bien le risque qu’il y aurait à ne pas apporter ses voix à Mme Royal, jugée trop ceci ou pas assez cela selon les chapelles. Pourtant, il n’est plus temps de tergiverser ou de distribuer les bons et les mauvais points ; il y a urgence. Face à un incendie, est-ce que l’eau minérale constitue le seul moyen de lutte efficace ? Quant à l’électorat traditionnellement de Droite – ce qui inclut la majeure partie du Centre –, il se tromperait en confiant les rênes du pays à un ultralibéral doublé d’un despote. Vouloir faire gagner son camp n’implique pas de le faire à n’importe quel prix. Je comprends les réticences de celles et ceux qui à droite, ont identifié les penchants liberticides du spécialiste de la rupture, sans pour autant se résoudre à voter pour Mme Royal. Mettre un bulletin « Jacques Chirac » dans l’urne voici cinq ans de cela, n’a pas été chose aisée pour moi, comme pour des millions de personnes. Il ne s’agit pas de dire qu’au-delà du vote socialiste, il n’y a point de salut, mais de ne pas confondre les enjeux. Ne pas apporter sa caution aux pulsions d’un individu n’hésitant pas à pratiquer l’intimidation pour parvenir à ses fins n’aurait rien de déshonorant. Dans le cas présent, ce ne serait nullement faire preuve de trahison, mais bien du plus élémentaire bon sens. La citoyenneté est parfois à ce prix. Car s’il y a bel et bien un jeu démocratique, de par ses implications sur la vie des citoyens, il n’a rien d’une plaisanterie.

Le point d’interrogation associé à l’intitulé de cet article a probablement intrigué, tellement les jeux semblent faits. Depuis longtemps. Depuis trop longtemps à mon goût, tant les médias acquis à la cause du ci-devant ministre de l’intérieur ont préparé le terrain, pilonnant nos cerveaux un peu trop disponibles de leur artillerie démagogique. Pourtant, comme sans doute des millions d’individus vivant dans ce pays, je ne me résigne pas. L’intronisation du nouveau messie libéral n’est pas une certitude absolue, et encore moins une fatalité. Pas encore. Nous disposons chacun(e) d’une infime – mais bien réelle – parcelle de pouvoir pour écarter ce nouvel avatar menaçant non seulement nos fondements démocratiques, mais aussi notre aptitude à vivre ensemble. Rien de moins.

La situation que nous rencontrons à la faveur de cette élection démontre en tout cas combien nos institutions sont à bout de souffle. Mais c’est un autre débat ...

Albert HOUCQ


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Commentaires de l'article
En route vers un despotisme librement consenti ?
5 mai 2007 - 18h40

Merci pour votre article. Je le trouve bon comme beaucoup d’autres lus ces derniers jours, mais je crois que nos concitoyens ont eu le cerveau lavé par trop de TF1.
55% ont rejeté le traité libéral sur l’Europe et 55% s’apprêteraient à voter pour lui - il a participé 5 ans au dernier gouvernement de droite et celle-ci s’est faite laminée dans toutes les élections depuis 2002 : à désespérer ; certains semblent jouer avec leur bulletin de vote.
Plus on les informe sur ce petit personnage et plus on semble les ancrer dans leur choix. En espérant de tout mon coeur un sursaut demain pour mon si beau pays !

Cha







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