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A Barcelone, on aime la cellophane

de : Amira Hass
mercredi 7 décembre 2005 - 12h49 - Signaler aux modérateurs

Haaretz, 30 novembre 2005

www.haaretz.co.il/hasite/pages/ShAr...

Version anglaise : www.haaretz.com/hasen/pages/ShArtVt...

Il ne fait pas partie du rôle de Sean Connery de savoir qu’un joueur de football de Kfar Kassem, par exemple, peut jouer à Barcelone avec ses coéquipiers de Rafah mais pas dans son propre village ni à Rafah

Même celui qui ne comprend absolument rien au football ne peut ignorer son importance dans la vie des Palestiniens. Par conséquent, l’initiative doublée d’un battage médiatique qu’a lancée le « Centre Peres pour la Paix », de former une équipe de football israélo-palestinienne pour jouer face à Barcelone, et à Barcelone, paraît naturelle, logique. D’autant que, d’après le communiqué de presse du Centre, celui-ci a fait se rencontrer depuis trois ans de jeunes joueurs israéliens et palestiniens. A la télévision, l’annonce de ce match s’accompagnait d’un message de paix. Si des Israéliens et des Palestiniens jouent dans la même équipe, c’est le signe que la paix est possible entre les peuples. Shimon Peres qu’on attend avec l’acteur Sean Connery à la tribune des invités, est l’homme qui convient pour vendre ce symbole.

S’il s’était agi de l’initiative d’un magnat et financée par lui, ou de l’initiative d’un club européen de football, on aurait pu dire que l’organisation de la rencontre de Palestiniens et d’Israéliens dans une même équipe de football comme celle-là était un bel emballage en cellophane. Un particulier, fût-il fortuné, n’est pas tenu de savoir qu’un jeune footballeur de Gaza qui peut se rendre à Barcelone ou à Tel Aviv sous l’égide d’un projet bénéficiant du tapage adéquat, n’est pas autorisé à aller jouer au football à Jénine ou à Hébron. Parce qu’Israël interdit aux habitants de Gaza de sortir pour se rendre en Cisjordanie et inversement, sauf cas tout à fait exceptionnels, après bien des tribulations administratives et souvent même seulement si les demandeurs ont de bons rapports avec des institutions comme le « Centre Peres pour la Paix » et d’anciens hauts responsables de la Sécurité générale (Shabak).

Un club européen de football n’est pas censé entrer dans la masse fastidieuse des détails des limitations méthodiquement imposées depuis 15 ans par Israël aux déplacements des Palestiniens. Les Israéliens eux-mêmes ne prennent pas la peine de s’instruire de ces détails. Pourquoi un tel club saurait-il quelque chose de ces dix étudiants de Gaza en kinésithérapie qui se battent, dans les méandres juridiques, pour leur droit d’étudier à Bethlehem mais que les autorités israéliennes refusent de laisser sortir pour de mystérieux motifs sécuritaires ? Pourquoi l’acteur Sean Connery saurait-il que les footballeurs de Kfar Kassem, par exemple, peuvent jouer à Barcelone avec leurs coéquipiers de Rafah et de Tulkarem, mais pas dans leur village ni à Rafah ou Tulkarem ? Il ne fait pas partie du rôle de Sean Connery de savoir qu’Israël interdit l’entrée d’Israéliens, y compris arabes, dans les territoires de l’Autorité Palestinienne ou que des organisations des droits de l’homme et des avocats travaillent pendant des mois et parfois des années face au Ministère de la Défense et à l’armée de défense d’Israël afin de permettre à des Palestiniens de sortir pour des soins médicaux, des questions familiales ou d’études - et même pas toujours avec succès.

Par contre, lorsque l’initiateur du match est un Centre qui porte le nom d’un leader politique, il ne s’agit pas d’un simple emballage. Quand le marketing du match est fait par ce même éminent politicien qui a été, pendant de longues années, de ceux qui ont façonné cette politique imposant des limitations draconiennes aux déplacements des Palestiniens, l’emballage de cellophane est destiné à cacher quelque chose, à offrir une image inverse de la réalité. Il s’agit alors d’une supercherie.

En permanence ont lieu, entre Israéliens et Palestiniens, des rencontres qui présentent un potentiel et une base pour des relations pacifiques et cela sans les fonds et les voyages de relations publiques autour d’un match de football : lors des manifestations communes aux abords de la clôture de séparation, lors des actions de « Machsom Watch » et de « Yesh Din », lors des tournées hebdomadaires de Médecins des Droits de l’Homme dans des villages palestiniens. Car pour qu’une rencontre israélo-palestinienne porte un message sincère de paix, elle doit avoir pour point de départ la reconnaissance qu’il s’agit de rapports entre un occupant et un occupé, et que la fin de ces rapports-là constitue une condition préalable à la paix.

La situation d’occupation n’a pas touché à son terme avec la signature des accords d’Oslo et avec le désengagement [de Gaza] en dépit des efforts formidables (et couronnés de succès à un point catastrophique) des gouvernements israéliens de la présenter comme telle. Mais les ministres de l’Union Européenne semblent chérir leur amour pour l’emballage en cellophane et pour celui qui en fait le marketing, et ils jettent au loin le contenu amer. Ce contenu qui leur a récemment été présenté dans le rapport détaillé des consuls de Jérusalem et de Ramallah dans lequel ils mettent en garde que la politique d’Israël à Jérusalem (dont Peres a été et apparemment sera encore le partenaire) détruit les espoirs de parvenir à un accord définitif. Entendez : un accord de paix.

(Traduction de l’hébreu : Michel Ghys)


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