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Rentabiliser les systèmes éducatifs

de : Oime
jeudi 19 juin 2003 - 10h07 - Signaler aux modérateurs

Voici un résumé, qui se veut le plus fidèle possible, de ce qui se trame dans les couloirs du pouvoir ; la population est totalement désinformée. Lisez, même si c’est un peu long, allez sur les sites et surtout, diffusez !

Depuis quelque temps, la plupart des journalistes ne disent plus, en parlant de Ferry, le " ministre de l’éducation nationale ", mais le " ministre de l’éducation ". Ils ont raison car Raffarin a fait disparaître, par son décret de mars 2003, le caractère national de l’éducation.

Article 1 : " les mots ’ministre d’état, ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports’ sont remplacés par les mots ’ministre chargé de l’éducation’ ".
Article 2 : " les mots ’la direction des lycées et collèges’ sont remplacés par les mots ’la direction compétente pour les programmes de l’enseignement professionnel et technologique’ ".

Vous remarquerez que : " état " a disparu ; " national " a disparu ; " jeunesse et sport " ont disparu ; " lycées " a disparu et " collèges " a disparu.
Vous remarquerez en outre que " lycées " est remplacé par " professionnel " et " collèges " par " technologique ".

Pour comprendre cette déconstruction, il faut avoir connaissance des travaux effectués par l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) et l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), organisations qui réunissent les têtes pensantes et les grands acteurs du monde économique et commercial (la représentante des U.S.A., par exemple, est Jeanne Phillips, PDG de Jeanne Johnson and Cie, conseillère du parti républicain pour l’élection de Bush, nommée par Bush à l’OCDE ; le représentant permanent de la France est Dominique Perreau, haut fonctionnaire, économiste, créateur de la société Eurostratégie à Bruxelles…).

Ces travaux de l’OCDE et de l’OMC ont pour objectif de restructurer l’éducation dans les pays développés et de la structurer dans les pays en développement. La première question que l’on devrait se poser est de savoir pourquoi ce sont des organisations économiques et commerciales qui s’occupent du dossier éducation !

Leur projet est fondé sur 3 thèmes :
L’école de demain
La formation tout au long de la vie
Le capital humain

Les deux premiers projets (l’école de demain et la formation tout au long de la vie) n’ont pas pour objectifs le développement intellectuel et critique de l’élève (d’ailleurs, Ferry écrit bien dans son livre que l’élève ne doit plus être au centre du système éducatif), mais sont la remise en cause du système public, dans tous les pays, ce afin de pouvoir arriver au troisième projet : la rentabilisation du capital humain.

Voici comment ils ont prévu, non pas à court terme car ils ne sont pas fous, mais d’ici 25/30 ans, à mieux rentabiliser les systèmes éducatifs et les élèves/étudiants :

1.L’école de demain

Le texte source s’intitule : Tendances, scénarios et formation tout au long de la vie, par David Istance, OCDE/CERI, Paris 2002

Dans ce texte, l’OCDE présente 3 hypothèses d’évolution des systèmes éducatifs.

Il commence ainsi, page 2 : " Convient-il de tenir les jeunes à l’écart du marché du travail plus longtemps ? " . Leur seconde problématique est posée page 3 : " Une grande partie de ce qui est enseigné aux jeunes est de toutes façons oublié à l’âge adulte… l’école devrait donner aux jeunes la capacité de s’intégrer dans le monde… (ces capacités) étant plutôt liées à l’épanouissement et à la citoyenneté qu’au savoir cognitif ".

Lorsqu’on extrait du contexte les notions d’épanouissement et de citoyenneté, l’idée est plutôt attrayante. Seulement, la citation complète montre bien qu’il n’est pas question d’associer ces valeurs à l’apprentissage intellectuel dans la mesure où les savoirs cognitifs, c’est-à-dire fondé sur la connaissance (l’histoire, la géographie, l’analyse textuelle, la poésie, pourquoi pas la philo…) sont inutiles (ils s’oublient !).

Voici donc les 3 scénarios :

1 : Maintien de statu quo (c’est-à-dire, de notre système éducatif)

- Dans ce système, les savoirs sont sanctionnés par les diplômes. Voici ce qu’en dit l’OCDE page 5 : " …dans quelle mesure ces évaluations développent l’aptitude à apprendre ( ?) "

- De plus, les savoirs sont dispensés par un professeur dans une salle de classe.

- L’état est l’autorité centrale (c’est l’éducation nationale)

- Les syndicats et associations d’enseignants sont puissants (c’est par exemple la possibilité de mobilisé toute une partie du corps enseignant pour refuser, dans la rue, telle réforme…)

2 : Rescolarisation

- On doit s’attacher davantage à page 7 : " l’acquisition de valeurs et de citoyenneté ". Si la citoyenneté est déjà en soi une valeur morale, celle qui tend à respecter un contrat social, quelle est donc cette autre valeur dont il est question ici ? On doit en outre accorder moins d’attention au savoir cognitif (comme nous l’avons déjà vu)

- Page 7 : " L’autorité est largement répartie et souvent collective… les pouvoirs de décision sont solidement implantés à l’échelon local " C’est la décentralisation des personnels, entamée avec la réforme actuelle, qui permet, outre l’accès aux marchés, de diviser le corps enseignant afin qu’il perde sa puissance.

- Page 7 : " de nombreux autres professionnels gravitent autour des enseignants et les rôles de chacun se confondent " . Qu’on fasse appel, comme c’est déjà le cas parfois, à des professionnels pour des raisons particulières, cela n’a rien de choquant car les prof reste le prof et sa fonction n’est pas de remplacer le représentant d’une entreprise, de même que le représentant d’entreprise ne remplace pas le prof. Ce qui est inquiétant ici, c’est que dans ce scénario, leurs rôles sont confondus : les profs devront donc enseigner la matière des entrepreneurs ?

- Page 7 : " les TIC sont largement utilisés " Les Technologies de l’informatique et de la Communication sont donc le moyen d’enseigner. Or, pour utiliser des logiciels, il faut les acheter ; de plus, cela laisse entendre que l’enseignement peut aussi se faire en ligne par Internet, sans les profs qui auront sans doute pour mission d’apprendre à l’élève à utiliser les logiciels d’histoire… C’est en cela que le rôle du prof et de l’entrepreneur sont confondus : tous deux ont pour objectif alors de former les élèves à utiliser le matériel mis en vente sur le marché.

3 : Déscolarisation

- Page 8 : " Abandon de l’école au profit d’une multitude de réseaux d’acquisition des savoirs, cette évolution étant accélérée par les vastes possibilités qu’offrent les TIC puissantes et bon marché… le démantèlement des systèmes scolaires s’inscrit dans la nouvelle société en réseau…Divers organismes culturels, religieux et locaux gagnent en importance dans les dispositifs… de formation des enfants "

On remarque que l’OCDE manipule l’information à merveille : dans le scénario " rescolarisation ", les mots " jeunes " ou " enfants " n’apparaissent pas ; en revanche dans ce scénario, on trouve le mot " enfant ", alors qu’en fait, vous le verrez en conclusion, il s’agit d’adolescents ; on le sait, plus les références sont troubles, plus il est difficile de bien comprendre l’implicite textuel… Donc, pour reprendre, une fois que les enfants, niveau collège dans le scénario " rescolarisation ", sauront utiliser les logiciels et être de bons citoyens sages et apprenants, ils n’auront plus besoin, au moment de l’adolescence, de l’école pour se cultiver, la culture générale ayant disparu.

En outre, que vient faire la religion dans l’enseignement ? L’idéologie qui traverse ce projet est clair. Il n’y a pas si longtemps, le symbole de cette idéologie, je nomme Bush, partait en guerre au nom de la religion… Sans vouloir faire d’anti-impérialisme primaire, je vous demande tout de même de recoller les morceaux du projets !

- Page 8 : " Généralisation de la formation en petits groupes et de l’école à la maison " : Actuellement, 3% des jeunes scolarisables aux USA suivent un cursus " formation à la maison ". On imagine facilement quel type de population tire avantage de cela : ceux qui vendent les cours en ligne pour des familles dont un parent ne travaille pas (la mère de préférence !).

Cela est fort malin car si le système s’impose, cela signifie qu’un membre adulte de la famille devra rester à la maison. Donc, cela permet d’injecter les jeunes (scénario de déscolarisation) sur le marché du travail. Sans bien sûr parler de l’égalité des chances d’accès à ces formations payantes ; qui pourra se permettre cela ? Je rappelle qu’il est précisé que les élèves incapables de s’adapter au système parc qu’ils ont des difficultés à apprendre à lire/écrire/compter seront relégués dans les éventuels lycées qui resteront.

On comprend donc que :

- Toujours page 8 : " Les pouvoirs de décision sont largement répartis et… les pouvoirs publics peuvent éventuellement avoir encore certaines attributions… et superviser les établissements scolaires subsistants ". Il faut aussi savoir que pour l’OCDE et l’OMC, tous les états dont l’économie est encore fondée sur l’industrialisation sont considérés comme " sous-développés " ; les quelques élèves qui n’entreront pas dans le moule seront donc envoyés dans les lycées restants, pour apprendre à faire ces tâches sous-développées…

- page 9 : " L’école n’est plus tributaire des professionnels dits de ’l’enseignement’… de nouveaux professionnels de l’information apparaissent ". Qui, sinon des représentants du monde patronal ?

- Page 9 : " Les savoirs les plus valorisés sont déterminés par les choix et la demande de ceux qui achètent les services éducatifs ou de ceux, tels les employeurs, qui accordent une valeur marchande à différents types de parcours de formation. "

Dans ce système, on croit lire que l’élève est demandeur, mais il faut toujours garder en tête que la demande se crée justement par les marchés et les investisseurs qui créent, par la pub entre autre, les nouveaux besoins.

4 : Conclusion du rapport

Voici, en conclusion, la stratégie adoptée par l’OCDE :

- Page 10 : " Une réduction des monopoles dans la délivrance des diplômes contribuerait sans aucun doute à mieux asseoir les systèmes de formation tout au long de la vie. La communauté éducative s’opposerait sans doute farouchement à une évolution de ce genre qui, à ses yeux, équivaudrait à une perte de pouvoir ; cela étant envisagé dans une perspective plus longue, cette mesure peut être considérée comme un moyen bienvenu de se libérer des pressions qu’exerce la course aux diplômes… "

Il est clair que ces stratèges sont intelligents et loin d’être fous. Les modifications sont programmées clairement à long terme, ce afin d’éviter une trop puissante contestation. La décentralisation prévue aujourd’hui est un premier pas vers les scénarios 2 et 3 que retient l’OCDE ; on commence par diviser pour mieux régner ensuite.

Si l’on se demande encore pourquoi ils veulent faire disparaître les diplômes, la réponse est simple : 1/ le diplôme national empêche les entreprises de créer leu rs propres diplômes qui ne sont pas reconnus dans la nation. De plus, la " course aux diplômes " implique que les élèves restent plus longtemps dans le système éducatif. Enfin, si les diplômes sont privatisés (diplôme Citroën, diplôme Renault… cela implique que l’on est obligé de passer un autre diplôme pour changer de secteur, d’entreprise, de région… diplômes qu’il faut payer.

- Le statu quo est à éliminer car il empêche la formation tout au long de la vie (ce qu’on vient donc de voir)

- Page 10 : " La réalisation de cet objectif pourrait bien nécessiter une rescolarisation dans les premiers cycles… mais aussi une déscolarisation aux stades ultérieurs, qui donnerait un rôle puissant aux marchés, à l’enseignement à distance… "
Il fallait l’inventer !

Et sans doute pour s’assurer que les profs ne feront pas de contre idéologie, on peut lire dans " L’école pour demain " au chapitre 2, page 39 : " On préférera ouvrir les portes des classes pour assurer la transparence plutôt que de laisser les enseignants exercer sans contrôle une activité qu’ils sont seuls à connaître. "

1. L’avenir de l’école et la formation tout au long de la vie

Le document qui sert de titre à cette partie est un compte-rendu des travaux effectués par l’OCDE en février 2003, au Futuroscope de Poitiers (chez Raffarin, donc)

On trouve en introduction, dès la page 3 : " Les jeunes doivent-ils être maintenus beaucoup plus longtemps à l’écart de l’activité professionnelle ?… Les motifs économiques propres à susciter une remise en question de ce modèle pourraient se révéler encore plus utiles pour faire évoluer (ces) conceptions. "

On retrouve ici la même volonté de faire sortir plus jeunes les élèves de l’école.
De plus, une nouvelle idée apparaît, qui montre bien que la réforme des retraites est intimement liée avec cette volonté de rentabiliser le capital humain que nous sommes pour eux : Page 3 : " Il y a autant de raisons de repenser le début de la période économiquement active que de reconsidérer la fin de cette période, aux environs de l’âge de la retraite. " On lit, par ailleurs, dans le dossier OCDE intitulé : L’investissement en capital humain via l’enseignement et la formation post-obligatoire, page 16 : " La participation des adultes à des programmes d’éducation formelle serait favorisée… par exemple en allongeant la durée de la vie active ".

Il est clair ici que les raisons avancées par le gouvernement sont fausses ; dans l’objectif libéral de capitalisation humaine, c’est bien la rentabilisation de l’humain, du plus jeune âge au plus vieux, qui est visée.

Pour en revenir aux élèves, on lit ensuite le résultat de statistiques faites par l’OCDE, qui indiquent que plus de 85% des jeunes de 15/19 ans sont scolarisés dans les pays développés. Ils affirment que cette tendance doit être inversée. Leur objectif est donc de récupérer 85% de ces jeunes sur le marché du travail.

Page 9 : " Pour l’adolescence, il faudra sans doute s’orienter vers la déscolarisation, qui permettra aux marchés, à l’enseignement à distance… et à l’apprentissage non institutionnalisé, ainsi qu’aux pouvoirs publics, de jouer un grand rôle. "

Pages 9/10 : Voici la conclusion du rapport : " Cette association de scénarios est par nature en contradiction avec la tendance constante des systèmes scolaires à concentrer fortement l’éducation sur la première partie de la vie…il serait très difficile de l’inverser sans réorienter clairement les systèmes d’enseignement vers un mécanisme de formation tout au long de la vie dont les dispositifs de d’incitation et de récompense ne seraient pas dès le départ conçus pour un long parcours scolaire et universitaire… cette évolution pourrait se traduire par l’émergence… d’un système scolaire mieux pourvu en ressources et assurant un enseignement de très haute qualité sur une durée plus courte allant de la petite enfance à l’âge de 13 ou 14 ans et d’autre part des possibilités de formation à vie concrètes et accessibles à tous. "

Pour résumer : rescolarisation = un programme de qualité = apprendre à être un bon citoyen, apprendre à lire/écrire/compter pour bien se servir des logiciels, des TIC, sans acquérir trop de connaissances factuelles (histoire, géo…), avec des profs contrôlés par le marché et les " partenaires locaux "…), sans obtenir de diplôme de fin d’étude pour permettre ensuite la formation tout au long de la vie, dès l’âge de 13/14 ans, jusqu’à 70, 75, 80 ? ans, cela dépendra alors de l’espérance de vie.

Si l’on est encore naïf quant aux motifs de cette vaste réforme, il faut lire la suite.

2. Le capital humain

Voici ce qu’on peut lire dans le document L’investissement en capital humain via l’enseignement et la formation post-obligatoire (donc, après 13/14 ans)

Page 1 : " L’accumulation de capital humain est un facteur qui détermine largement la capacité de gains… Des travaux de l’OCDE ont également confirmé l’importance de l’investissement dans l’enseignement dans le processus de croissance économique. "

Le document explique pourquoi il faut mettre en place les deux scénarios, justification qui se résume assez clairement dans une note du bas de la page 18 : " L’étude de Barron (1989) indique qu’une augmentation de 10% des activités de formation dans les entreprises des USA s’accompagne d’une amélioration de 3% de la productivité du travail et d’un relèvement de 1.5% seulement des salaires. L’étude de Dearden (2000) constate également qu’une augmentation de 1 point de pourcentage des activités de formation au Royaume-Uni entraîne une baisse des coûts unitaires de main d’œuvre de ½ point. "

Faites le calcul !

Dans son communiqué de presse du 28 juin 2002 Mike Moore, Directeur général de l’OMC, concernant l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS), donc de l’éducation, de la santé (c’est pour notre rentrée !) a déclaré que : " …encourager la concurrence par le biais de la libéralisation pouvait procurer d’énormes avantages économiques… mais (que) chaque gouvernement avait le droit d’exclure des négociations les services publics -y compris les services de santé, d’éducation et de distribution d’eau- et qu’ils leur appartenait de décider des secteurs de services qu’ils souhaitaient libéraliser et ceux qu’ils ne souhaitaient pas libéraliser. "

La décentralisation, qui amorce la libéralisation totale de l’éducation, selon les scénarios prévus par l’OCDE est donc bien le résultat d’une volonté politique, celle de Raffarin, et non une fatalité. Nous pouvons et devons la combattre.

Si vous n’êtes pas encore convaincu que la réforme de l’enseignement selon ferry est bien la première étape vers ce que souhaite l’OCDE, lisez son livre ! Outre le fait qu’on y retrouve le terme " valorisation " toutes les 3 pages (et valoriser, c’est monétaire ; sinon, c’est améliorer !), on y lit, par exemple,

Page 17 : " Améliorer la formation des enseignants. Elle doit privilégier, plus qu’aujourd’hui, l’acquisition des connaissances nécessaires à une maîtrise des programmes et le savoir faire indispensable à l’exercice quotidien du métier dans une classe. " Si l’on comprend bien, cela veut dire qu’un étudiant qui passe une licence puis un concours ne maîtrise pas son programme pour enseigner en collège ou lycée ; donc, soit les programmes scolaires sont plus durs que ceux de la licence, soit la matière étudiée par le jeune prof ne correspond pas à ce qu’on veut qu’il enseigne désormais…

Page 18 : " Nous expérimenterons une plus grande autonomie de gestion qui devra permettre aux établissements de prendre des engagements (en matière d’accueil des parents, d’orientations d’élèves, de formation continue des adultes, de lutte contre la violence…)… " On y retrouve tous les ingrédients : citoyenneté, établissements ouverts aux parents (on peut supposer que dans un premier temps il n’ose encore parler des entrepreneurs…) " L’autonomie des établissements pourrait être à cet égard la clé de toutes les autres réformes. " Vous êtes avertis : il y aura d’autres réformes !

Page 77 : " Mettre en place des dispositifs en alternance au collège. J’ai d’abord demandé aux principaux de collèges et proviseurs de lycées professionnels de mettre en place des dispositifs d’enseignement par alternance… "

Page 79 : " J’ai demandé… que tous les futurs professeurs de collège fassent un stage en lycée professionnel au cours de leur formation. "

Page 81 : " Le lycée des métiers…(est) une offre de formation de qualité, complète et diversifiée (qui) associe voies professionnelles et technologiques (et doit) permettre la préparation de tous les diplômes (du CAP au BTS et à la licence professionnelle) et multiplier les possibilités de poursuite d’études par le rapprochement de tous les parcours possibles (formation sous statut scolaire, apprentissage, formation d’adultes, validation des acquis de l’expérience. "

Vous pourrez lire aux pages 38/39 que Ferry fonde sa réforme sur les travaux de l’OCDE ! C’est écrit.

Pour conclure sur une note pessimiste

Voici quelques recommandation de l’OCDE aux gouvernements qui veulent pratiquer une politique d’ajustement structurel : en Français, la libéralisation des services publics.

Le dossier est intitulé : Faisabilité politique de l’ajustement, Christian Morrisson, cahier de politique économique, centre de développement de l’OCDE, 1996

Page 6 : " Un programme interrompu par des grèves est un échec. " On comprend leur entêtement.

Page 8 : Un gouvernement (a pour) premier objectif de rester au pouvoir, la probabilité d’y rester dépend à la fois du soutien politique de la population et de la répression. "

Page 11 : " Les réactions politiques ont lieu au moment de l’application des mesures plutôt qu’à leur annonce. " Est-ce un hasard que les réformes sortent juste avant les examens ?

Page 23 : " L’histoire récente de pays développés comme la France et l’Italie montre d’ailleurs que les Pays En Développement n’ont pas le monopole des corporatismes… Toute politique qui affaiblirait ces corporatismes serait souhaitable : d’un point de vue économique, cela éliminerait des entraves à la croissance et, politiquement, le gouvernement gagnerait une liberté d’action qui peut lui être précieuse en période d’ajustement."

Alors, on casse ce corporatisme en divisant le monde enseignant : on régionalise une partie du personnel, qui auront alors des intérêts différents.

Page 29 : " La grève des enseignants n’est pas, en tant que telle, une gêne pour le gouvernement mais elle est indirectement dangereuse, comme on l’a noté, puisqu’elle libère la jeunesse pour manifester. "

Voici les sites à consulter :

 www.oecd.org
 oms.org
 occe.fr (ndlr : semble en panne ?)

Nathalie Dubleumortier, L.P. Blériot, trappes


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