Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
PUBLIEZ ICI PUBLIEZ VOTRE CONTRIBUTION ICI
Info’Com-CGT : le secrétaire Romain Altmann organise une épuration dans le syndicat…
vendredi 7 mai
de Sidi Boussetta secretaire adjoint UL CGT Blois
NDLR : Le secrétaire Romain Altmann veux imposer l’exclusion de deux camarades (Sidi Boussetta secrétaire adjoint UL CGT Blois et Roberto Ferrario fondateur du site bellaciao.org) du syndicat Info’Com CGT en vertu du débat démocratique…. Pfffffffff Semble que bien d’autres vont suivre le chemin du Goulag en Sibérie…. Voilà la réponse d’un des de deux camarades, premier de la liste noire… Les cons ça osent tout...voici ce que j’ai trouvé dans (...)
Lire la suite, commenter l'article...

"Nous ne démolissons pas des maisons sans raison"

de : Amira Hass
mardi 10 juin 2003 - 20h54 - Signaler aux modérateurs

BEIT HANOUN, Gaza - La maison d’Ahmed Za’anin ressemble désormais à quelque 1.200 autres maisons palestiniennes : un monceau de gravats. Le 18 mai, vers 19 heures, les bulldozers de l’armée israélienne ont abattu quatre maisons, dont une partiellement, qui appartenaient à la famille étendue Za’anin, à Ezbat Beit Hanoun, au nord de la Bande de Gaza.

D’habitude, le Bureau du Porte-parole des Forces Israéliennes de Défense (FID) indique la raison pour laquelle une maison a été démolie : parce que c’était la maison d’un terroriste qui a été arrêté, ou qui était recherché, ou qui a été tué, ou parce que la maison a été utilisée pour tirer sur des soldats israéliens, ou parce qu’elle abritait des hommes armés, ou des tunnels, ou parce qu’elle avait été bâtie sans permis.

Mais cette fois, le Bureau du Porte-parole des FID ne disposait d’aucun rapport à propos de la démolition des quatre maisons, de sorte qu’il ne pouvait fournir aucune explication quant à la raison pour laquelle les maisons de la famille Za’anin avaient été démolies. « Nous ne démolissons pas des maisons sans raison. Peut-être des tirs ont-ils eu lieu, peut-être existe-t-il un lien avec des activités terroristes », a-t-il été répondu à Ha’aretz. Mais les faits demeurent : les forces qui ont envoyé un ou deux bulldozers et, comme ont pu l’observer les propriétaires des maisons, les ont démolies, n’ont pas jugé nécessaire de rendre compte de leurs actes au Bureau du Porte-parole de l’armée.

De même, on ne trouve aucune trace de l’explosion que les membres de la famille Za’anin ont entendue le même jour, vers 18 heures, dans une rue contrôlée par des chars et des véhicules de transport de troupes. Quelque 20 minutes plus tard, la famille, rassemblée dans le living, entendait le vacarme des bulldozers s’approchant.

« Brusquement, nous avons vu des Juifs dans la maison », raconte Aman Za’anin. Un officier et des soldats sont entrés par la brèche qu’ils avaient ouverte dans le mur de la maison. Ils ont pointé leurs armes en direction de la famille, et leur ont ordonné de sortir. Selon la famille, ils n’ont pas été autorisés à emporter avec eux quoi que ce soit. Pas même le châle pour couvrir la tête de leur mère. La fille, étudiante, criait qu’elle ne partirait pas sans ses livres et ses notes. Ses parents racontent qu’ils ont dû l’entraîner de « sous le bulldozer ».

Hier, le Bureau du Porte-parole de l’armée a indiqué que « le 18 mai, une explosion s’est produite lorsqu’un char a roulé sur une mine. Des obus antichars ont été tirés vers les forces [israéliennes], à la suite de quoi l’unité a rasé les restes d’un immeuble qui était déjà démoli, et était inhabité. » L’information apparemment mise à jour est loin de la vérité, telle qu’elle saute aux yeux sur les lieux des faits.

Est-on supposé en déduire que la décision de démolir l’immeuble a été prise sur le coup par les forces armées, en réaction immédiate à l’explosion et aux tirs antichars, et que le Bureau du Porte-parole de l’armée n’en savait rien ? La société israélienne, y compris la Haute Cour de Justice, accepte les démolitions de maisons palestiniennes, les trouvant justes, et dès lors allant de soi. Partant de là, il n’y a pas loin au fait que trois maisons et demies ont pu être démolies par l’armée sans que le Bureau du Porte-parole, premier destinataire d’une telle information, en ait su quoi que ce soit. Est-ce la raison pour laquelle l’unité de démolition est sûre de ses actes et n’en rend pas compte ?

Ezbat Beit Hanoun est situé dans la banlieue orientale de Beit Hanoun, où les FID opèrent depuis le 15 mai, pour empêcher le tir de missiles Qassam sur Sderot. Dans les premiers jour de l’opération, dix roquettes ont été tirées depuis le secteur de Beit Hanoun, dont six en direction de Sderot. Au cours des dix derniers jours, les tirs de roquette ont cessé.

Les maisons de la famille Za’anin étaient construites à côté de la route principale Gaza - Salah al-Din, qui passe entre ce quartier et le centre de la ville. Un des bâtiments était encore en construction. Selon la famille Za’anin, pendant les démolitions, un abri pour les chèvres a été détruit ; quelques-unes des chèvres ont été écrasées sous les lourds engins. Des entrepôts ont été démolis, de même que du matériel agricole, dont un tracteur. Une Mercedes des années 60, encore en bon état, a été détruite, de même que des ruches, qui ont été traînées et écrasées, et gisent maintenant éparpillées parmi les décombres. Plus de 50 personnes vivaient dans les quatre maisons, qui s’entassent désormais parmi leurs proches et leurs voisins. Ils ne peuvent traverser la rue - pas même les plus âgés d’entre eux - pour aller en ville. Les chars leur bloquent le passage.

Cinq Palestiniens ont été tués par des tirs des FID au cours des premiers jours de l’opération menée à Beit Hanoun. Deux hommes armés ont été tués alors qu’ils tentaient de tirer vers les chars. Ils ont été tués en dehors de la ville. Deux jeunes, âgés de 15 et 16 ans, qui lançaient des pierres, ont été tués à l’intérieur de la ville. Et Mohammed Za’anin, 14 ans, a été tué. Lui et sa famille ignoraient que les forces israéliennes avaient pris position dans la maison voisine. À la fin de la première journée de l’invasion par les forces israéliennes, la famille Za’anin s’était rendue vers un petit pont qui relie les deux parties de leur domaine, pour voir ce qui se passait aux environs. Mohammed, le fils, a été tué - atteint à la tête par une balle. Le 18 mai, un autre garçon, lui aussi âgé de 14 ans, originaire du camp de Jabaliya, a été tué. Apparemment, il se trouvait parmi ceux qui lançaient des pierres vers les chars qui assiégeaient la ville.

Les enfants grimpent sur les remparts proches des chars. Certains font voler des cerfs-volants, d’autres s’essaient à une sorte de roulette russe : quand est-ce que le char va tirer en riposte à leurs jets de pierres ? C’est ainsi que, dans les premiers jours de l’opération,entre dix et vingt enfants étaient blessés chaque jour, parce qu’ils lançaient des pierres en direction des chars et des véhicules de transport de troupes. Le 3 juin, un policier palestinien a été tué à 400 mètres à l’ouest de la route Salah al-Din. Une balle l’a touché en pleine tête alors qu’il était en faction à son poste. Sa mission consistait à empêcher des Palestiniens armés de s’approcher des positions israéliennes.

Au cours des deux dernières semaines, les FID ont arraché les arbres dans les vergers et les oliveraies de Beit Hanoun. Le premier jour de l’opération, les FID ont dynamité quatre maisons dans Beit Hanoun. Deux d’entre elles appartenaient à un homme recherché ; deux autres, à des prisonniers détenus en Israël. Le Bureau du Porte-parole des FID en fait état. Six autres maisons ont subi des dégâts, dont deux très importants, mais officiellement, les FID n’en savent rien.

Amira Hass Traduit de l’anglais par Giorgio Basile


Partager cet article :

Imprimer cet article




accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Facebook Twitter
DAZIBAO
Info’Com-CGT : le secrétaire Romain Altmann organise une épuration dans le syndicat…
vendredi 7 mai
de Sidi Boussetta secretaire adjoint UL CGT Blois
NDLR : Le secrétaire Romain Altmann veux imposer l’exclusion de deux camarades (Sidi Boussetta secrétaire adjoint UL CGT Blois et Roberto Ferrario fondateur du site bellaciao.org) du syndicat Info’Com CGT en vertu du débat démocratique…. Pfffffffff Semble que bien d’autres vont suivre le chemin du Goulag en Sibérie…. Voilà la réponse d’un des de deux camarades, premier de la liste noire… Les cons ça osent tout...voici ce que j’ai trouvé dans (...)
Lire la suite
Mise à jour : réfugiés italiens sept sur dix sont libres sous contrôle judiciaire
jeudi 29 avril
de Oreste Scalzone
* Sur les sept personnes arrêtées hier matin à l’aube, libérées de prison et remises en « caution » sous contrôle judiciaire : Roberta Cappelli, Narciso Manenti, Marina Petrella, Giorgio Pietrostefani, Sergio Tornaghi. ** Des deux Compagnons constitués ce matin, l’audience pour « statuer » sur la demande de libération de Luigi Bergamin a été fixée à 18 heures, et il est fort probable qu’elle ait eu le même résultat. Les « demandes » formulées par l’avocate Irène (...)
Lire la suite
On avance… Marina Petrella et Roberta Cappelli sont libres sous contrôle judiciaire
jeudi 29 avril
de Dominique Grange
Nous fêtons ce soir une libération qui nous fait chaud au coeur à tou.te.s, celle de nos deux camarades MARINA PETRELLA et ROBERTA CAPPELLI qui sont désormais dehors, sous contrôle judiciaire ! Mais n’oublions pas les six autres toujours détenus... Continuons à nous mobiliser per liberare tutti...pour les libérer tous ! Rejoindre notre groupe FB tu es le bienvenu ✊ (...)
Lire la suite
LIBERARE TUTTI (audio)
mercredi 28 avril
de Dominique Grange
1 commentaire
A Roberta Capelli, Marina Petrella, Enzo Calvitti, Giovanni Almonti, Sergio Tornaghi, Narciso Manenti, Giorgio Pietrostefani. En 2003, j’ai écrit cette chanson "DROIT D’ASILE", suite à l’enlèvement d’un militant italien exilé en France, Paolo Persichetti, et à son extradition, puis son incarcération en Italie. Je l’ai ensuite dédiée à Cesare Battisti, alors emprisonné au Brésil, à Marina Petrella, arrêtée en 2007 et emprisonnée en France, en attente (...)
Lire la suite
REVIREMENT INQUIÉTANT DE LA FRANCE POUR LES RÉFUGIÉS ITALIENS
mercredi 28 avril
de La LDH
Communiqué LDH A l’inverse de ce que la présidence de la République soutient, la décision de François Mitterrand, exprimée lors du congrès de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) en 1985, de ne pas extrader les réfugiés italiens en France n’excluait aucun de ceux-ci. Il est regrettable qu’en violation de toute éthique le président de la République ait décidé de revenir sur les engagements de la République. S’en prendre à des femmes et des hommes qui vivent (...)
Lire la suite
Une trahison indicible de la France
mercredi 28 avril
de Collectif Bellaciao
3 commentaires
28 avril 2021 : 7 réfugiés politiques italiens arrêtés à Paris : Enzo Calvitti, Giovanni Alimonti, Roberta Cappelli, Marina Petrella, Sergio Tornaghi, Giorgio Pietrostefani, Narciso Manenti, trois recherchaient Luigi Bergamin, Maurizio Di Marzio et Raffaele Ventura. Tous accusés d’actes de terrorisme dans les années 70 et 80. Macron heureux : "Je résolu ce problème comme l’Italie le demande depuis des années" Draghi heureux : "Le gouvernement se déclare satisfait de la (...)
Lire la suite
21 avril 1961 - 21 avril 2021 le rêve du « putsch des généraux »...
mercredi 28 avril
de Roberto Ferrario
2 commentaires
A propos de « la tribune des généraux » les signatures on été récolté par Jean-Pierre Fabre-Bernadac, officier de carrière et responsable du site Place Armes et ancien responsable du service d’ordre du Front national entre 1993 et 1994, qui avait initialement publié le texte le 13 avril dernier ou des signatures continuent à être comptabilisés, 30 généraux étaient dénombrés et 2500 militaires étaient au total recensés ce mardi. Après ca le 21 avril la tribune à été publié sur Valeurs (...)
Lire la suite