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Une nouvelle avancée de la marchandisation du corps humain

de : Marie-Anne
vendredi 18 juillet 2014 - 11h58 - Signaler aux modérateurs

L’arrêt de la cour européenne de justice, condamnant le refus de la France de transcrire dans son propre Etat-civil une filiation entre un enfant né de « mère porteuse », d’une part, son père biologique et son épouse de l’autre, témoigne des progrès de la « marchandisation du corps humain ».

La législation américaine permet de créer cette fiction juridique qui établit une filiation entre un couple, dont seul l’homme peut-être le père biologique, et une « mère porteuse », qui dans l’affaire n’aura été qu’un ventre à louer, faisant fi de ce que peut éprouver une femme qui s’oblige par avance à perdre tout lien avec l’enfant qu’elle aura porté et mis au monde.

La marchandisation du corps humain, et sa banalisation, prend de multiples formes : prostitution, vente d’organes, ventres à louer… Si la prostitution a toujours été plus ou moins tolérée, sa banalisation, sa rationalisation commerciale s’accroît dans le monde. La vente d’organes qui n’est pas interdite partout dans tous les pays, donne lieu à un « tourisme de transplantation ». Et les législations autorisant le phénomène des « mères porteuses » gagnent actuellement du terrain.

Cette commercialisation du corps humain, qu’elle qu’en soit la forme, se développe principalement en raison de l’approfondissement des inégalités économiques dans le monde. On se trouve face à un marché où certains ont l’argent et sont prêts à payer le prix, et de l’autre face à des personnes démunies qui trouvent là un moyen de se sortir provisoirement de leurs difficultés.

Les législations qui prétendent « encadrer » des pratiques illicites ne font qu’en légitimer l’exercice et ne freinent en rien le développement des transactions clandestines qui s’affranchissent des contraintes liées à cet encadrement.

En obligeant la France à entériner une fiction juridique créée aux Etats-Unis, c’est quelque part nous imposer la primauté du contrat individuel (qui ne régule en rien le rapport de force entre les contractants) sur la loi protectrice, et instaurer la prééminence du rapport marchand sur toute autre préoccupation, y compris la dignité humaine.

(L’arrêt de la cour européenne de justice, condamnant le refus de la France de transcrire dans son propre Etat-civil une filiation entre un enfant né de « mère porteuse », d’une part, son père biologique et son épouse de l’autre, témoigne des progrès de la « marchandisation du corps humain ».

La législation américaine permet de créer cette fiction juridique qui établit une filiation entre un couple, dont seul l’homme peut-être le père biologique, et une « mère porteuse », qui dans l’affaire n’aura été qu’un ventre à louer, faisant fi de ce que peut éprouver une femme qui s’oblige par avance à perdre tout lien avec l’enfant qu’elle aura porté et mis au monde.

La marchandisation du corps humain, et sa banalisation, prend de multiples formes : prostitution, vente d’organes, ventres à louer… Si la prostitution a toujours été plus ou moins tolérée, sa banalisation, sa rationalisation commerciale s’accroît dans le monde. La vente d’organes qui n’est pas interdite partout dans tous les pays, donne lieu à un « tourisme de transplantation ». Et les législations autorisant le phénomène des « mères porteuses » gagnent actuellement du terrain.

Cette commercialisation du corps humain, qu’elle qu’en soit la forme, se développe principalement en raison de l’approfondissement des inégalités économiques dans le monde. On se trouve face à un marché où certains ont l’argent et sont prêts à payer le prix, et de l’autre face à des personnes démunies qui trouvent là un moyen de se sortir provisoirement de leurs difficultés.

Les législations qui prétendent « encadrer » des pratiques illicites ne font qu’en légitimer l’exercice et ne freinent en rien le développement des transactions clandestines qui s’affranchissent des contraintes liées à cet encadrement.

En obligeant la France à entériner une fiction juridique créée aux Etats-Unis, c’est quelque part nous imposer la primauté du contrat individuel (qui ne régule en rien le rapport de force entre les contractants) sur la loi protectrice, et instaurer la prééminence du rapport marchand sur toute autre préoccupation, y compris la dignité humaine.

(L’arrêt de la cour européenne de justice, condamnant le refus de la France de transcrire dans son propre Etat-civil une filiation entre un enfant né de « mère porteuse », d’une part, son père biologique et son épouse de l’autre, témoigne des progrès de la « marchandisation du corps humain ».

La législation américaine permet de créer cette fiction juridique qui établit une filiation entre un couple, dont seul l’homme peut-être le père biologique, et une « mère porteuse », qui dans l’affaire n’aura été qu’un ventre à louer, faisant fi de ce que peut éprouver une femme qui s’oblige par avance à perdre tout lien avec l’enfant qu’elle aura porté et mis au monde.

La marchandisation du corps humain, et sa banalisation, prend de multiples formes : prostitution, vente d’organes, ventres à louer… Si la prostitution a toujours été plus ou moins tolérée, sa banalisation, sa rationalisation commerciale s’accroît dans le monde. La vente d’organes qui n’est pas interdite partout dans tous les pays, donne lieu à un « tourisme de transplantation ». Et les législations autorisant le phénomène des « mères porteuses » gagnent actuellement du terrain.

Cette commercialisation du corps humain, qu’elle qu’en soit la forme, se développe principalement en raison de l’approfondissement des inégalités économiques dans le monde. On se trouve face à un marché où certains ont l’argent et sont prêts à payer le prix, et de l’autre face à des personnes démunies qui trouvent là un moyen de se sortir provisoirement de leurs difficultés.

Les législations qui prétendent « encadrer » des pratiques illicites ne font qu’en légitimer l’exercice et ne freinent en rien le développement des transactions clandestines qui s’affranchissent des contraintes liées à cet encadrement.

En obligeant la France à entériner une fiction juridique créée aux Etats-Unis, c’est quelque part nous imposer la primauté du contrat individuel (qui ne régule en rien le rapport de force entre les contractants) sur la loi protectrice, et instaurer la prééminence du rapport marchand sur toute autre préoccupation, y compris la dignité humaine.

(Voir : Vers la marchandisation du corps humain)

Le libéralisme est un totalitarisme


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