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au revoir Ignace Garay, celui de toutes les luttes

de : monacchiccio
dimanche 13 juillet 2014 - 08h16 - Signaler aux modérateurs
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Ignace Garay, celui de toutes les luttes Publié le 12/07/2014 à 06h00 , modifié le 12/07/2014 à 10h04 par Arnauld Bernard. journal sud ouest

Ignace Garay aura marqué l’histoire syndicale du Lot-et-Garonne, répondant présent à toutes les luttes depuis trente ans, infatigable défenseur des salariés.

En 2006, pour les étudiants en lutte contre le Contrat première embauche (CPE), Ignace Garay était en tête de cortège, comme à son habitude © Photo

« Ce n’est pas possible ! » En apprenant le décès de leur camarade et ami Ignace Garay, hier à l’âge de 63 ans dans un accident de la route (lire ci-dessous), beaucoup n’ont pas pu retenir leurs larmes. Et tout particulièrement l’Agenais Jules Bambaggi, militant, comme lui, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) et qui avait passé la matinée à ses côtés. « Pour parler de divers problèmes que nous rencontrons. Puis, nous avons mangé un morceau en évoquant nos familles, nos enfants. On se connaissait depuis longtemps ? » L’homme, trop touché, n’en dira pas plus. Marc Maisonnave, ancien secrétaire général de l’union départementale (UD) de la CGT, est lui aussi effondré. « Quand... « Ce n’est pas possible ! » En apprenant le décès de leur camarade et ami Ignace Garay, hier à l’âge de 63 ans dans un accident de la route (lire ci-dessous), beaucoup n’ont pas pu retenir leurs larmes. Et tout particulièrement l’Agenais Jules Bambaggi, militant, comme lui, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) et qui avait passé la matinée à ses côtés. « Pour parler de divers problèmes que nous rencontrons. Puis, nous avons mangé un morceau en évoquant nos familles, nos enfants. On se connaissait depuis longtemps… » L’homme, trop touché, n’en dira pas plus.

Marc Maisonnave, ancien secrétaire général de l’union départementale (UD) de la CGT, est lui aussi effondré. « Quand je suis entré, en 1993, à la commission exécutive de l’UD, il était déjà là… »

Et s’il ne devait retenir qu’un seul et souvenir de son ancien camarade de luttes, ce serait en cette même année, « quand nous sommes allés aider les copains de la Sadefa (aujourd’hui MétalTemple). Les CRS n’avaient rien trouvé de mieux, déjà à l’époque, que de déloger les salariés de l’usine. Il a porté à bout de bras tous les mouvements, de 1985 à sa retraite. Et même après, il a continué. Il était encore récemment aux côtés des salariés de l’usine Tarkett, à Cuzorn. »

Rugby et syndicalisme

Le souvenir d’Ignace Garay est indissociable des luttes syndicales menées à Fumel depuis plus de trente ans.

Fils de républicains basques-espagnols, il aimait revendiquer son statut de réfugié politique, statut qu’il a conservé jusqu’à l’âge de 14 ans.

Adolescent, il opte d’abord pour le rugby à Agen, au poste de talonneur, déjà pour soutenir son équipe. Et c’est à 22 ans, en 1973, qu’il adhère à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

Le maire de Saint-Vite, Daniel Bori, se souvient s’être « frotté les oreilles avec lui » plus d’une fois sur le terrain : « Nous avons ensuite travaillé ensemble pendant trente ans, je l’ai vu monter en puissance dans son activité syndicale, j’avais une grande admiration pour lui. Il avait l’oreille des politiques, c’était un fin négociateur, toujours en tête des cortèges, avec le fameux “chiffon rouge ” des métallos. C’était une légende pour le Fumélois. »

José Gonzalez, syndicaliste CGT à MétalTemple, reconnaît en lui un père spirituel : « Il était là quand je suis arrivé à l’usine en 1981. Ignace, c’était une vie entière à défendre les injustices, les salariés, les entreprises en difficulté. Il était parti en pré-retraite amiante il y a dix ans, mais il restait mobilisé. La Ligue, le NPA, il a toujours été intègre, il était respecté et craint de ses adversaires. Depuis des années, nous essayons de continuer le combat qu’il a mené, il a toujours été plein d’espoir, et dans ces temps compliqués, il m’est difficile de ne pas voir dans sa disparition un mauvais présage. »

Candidat de la LCR

Ces dernières années, Ignace Garay était de toutes les campagnes politiques en Villeneuvois. Il s’est systématiquement présenté sous le blason de la LCR, sauf en 2002, où il représentait un collectif 100 % à gauche et indépendant.

Marié et père de deux enfants, il était le frère de Jon Garay, conseiller municipal d’opposition à la mairie d’Agen. Il avait été candidat aux dernières législatives puis aux municipales à Monsempron-Libos.


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Commentaires de l'article
au revoir Ignace Garay, celui de toutes les luttes
13 juillet 2014 - 11h18 - Posté par J.

Dans les Pyrénées aussi, chez des vieux métallos CGT d’Arudy notamment, on se souvient de lui avec affection pour certains, ce Camarade méritait mieux que de mourir dans sa putain de bagnole, alors que son usine va encore très mal et que les travailleurs de Métal-Temple vont encore affronter avec un fort soutien je l’espère, de la Population du Fumélois, une nouvelle bataille contre la désindustrialisation pour un autre avenir.
Adieu Ignace, la dernière fois que je t’ai parlé, c’était à Pau, je n’étais pas à la Ligue ex-"Communiste" et je ne suis pas au NPA, mais je dois reconnaître que de toi émanait cette énergie et cette lumière qui chassent la résignation chez les travailleurs, si favorable aux mauvais coups des oligarques, énarques-commerciaux, menteurs, voleurs en tous genres qui nous mènent depuis trop longtemps.Ton voisin Cahuzac défendu par ses amis PS et ministres de Hollande n’étant qu’une des pointes de l’iceberg qui pollue nos océans d’espoir et de luttes pour l’Egalité et la Justice sociale .
Ignace je parle encore de toi au présent car tu vis toujours dans cette lutte sans fin des travailleurs de Fumel, et de ses environs, pour la vie et l’avenir d’une région qui me rappelle trop la Lorraine ruinée et défigurée par la spéculation et la trahison et la misère où vivent mes deux cousins anciens sidérurgistes .
C’est toi Ignace qui aura permis avec d’autres Camarades de la CGT que des familles puissent vivre encore à Fumel et jusqu’à aujourd’hui de leur travail.
Les camarades après t’avoir pleuré, relèveront le gant encore plus haut.







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