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Corsica - Conf. de presse du FLNC

de : LBL
mercredi 11 juillet 2012 - 08h57 - Signaler aux modérateurs
2 commentaires

Le FLNC alias FLNC est né. Première Conf. de presse ...
10 Juillet 2012 Par Pierre Guerrini

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À l’heure où la corse connait un expansion, sans commune mesure de mémoire d’insulaire, depuis celle que les évènements d’Aléria mirent en exergue, d’une des déferlantes les plus formidables de capitaux, aux origines géographiques des plus multiples, et, tout aussi multiples et diverses quant aux sources, qui s’infiltrent et pénètrent tous les pores de sa société, et, menacent d’en perturber gravement, durablement, définitivement, tous les équilibres, tant environnementaux, par la destruction systématique de ce patrimoine unique en Europe, par la mise en coupe réglée de tout ce qui est susceptible de rapporter, de rapporter, le plus vite possible, le plus possible, et, ce, pour l’unique bénéfice des plus féroces appétits, qui, sans vergogne aucune, et, sans scrupule d’aucune sorte non plus, sévissent, partout, où ils le peuvent, de toutes les manières possibles, et transforment l’île de beauté en une hallucinante champignonnière de blockhaus surélevés, de pâtés géométriques imbriqués de cubes où l’air ne circule plus, uniquement les voitures et les papiers gras, qui, au vent volètent ou stagnent, jonchent les parvis d’immeubles, de laideurs patentées par des architectes appâtés de gains substantiels et faciles, et autres constructeurs en tout genre, qui tous, tous les corps de métier qui concourent à l’enlaidissement généralisé et à la piraterie globalisée, s’entendent sur le dos de la mule qu’ils chargent, de la mule qui ploie, de la mule qui n’en peut plus, sans que jamais aucune autorité légitime ne fasse entendre sa voix, ne l’élève, sa voix, un tant soit peu, dise la loi et, à défaut, à défaut de la loi, dise le raisonnable, dise le raisonnable, de façades vertigineuses, faussement altières toutes les mêmes en monstrueux aplats à angles droits, vérolées de cette scarlatine multicolore, truffées de bubons de parasols, de reflets de plexiglas, sous le soleil qui tourne, face à la mer et à l’arrivant, et, avec dans leur dos leurs propres poubelles et places de parkings, le tout enchevêtré et conçus à l’avenant, à la va-vite, tout de guingois, à la va comme je te pousse, et ça pousse, haut, bien laid et absolument partout, à des endroits inimaginables, à grand renfort complice des fallacieux arguments commerciaux et politiques habituels, tant environnementaux, donc, que sociétaux et humains, d’une société, qui, de quelque côté que se tournent, ceuses et ceux, familles et corporations, qui la composent, n’obtient pas l’aide qu’elle demande, qu’il lui est nécessaire, qu’il lui est vital, pour son salut, pour sa survie, d’obtenir, pour ne point qu’elle ne meure, ce qu’elle fait, ce qui lui arrive, par lent étiolement de toutes les composantes qui assurent à une société sa pérennité, son avenir, le droit pour chacun de ne pas être, au-delà du raisonnable, en permanence inquiet, démesurément, et, en permanence, inquiet, le droit de ne pas vivre l’inquiétude au quotidien, l’inquiétude imposée, par le droit du plus fort, du plus riche auquel force est, ainsi, conférée, de ne pas subir cette gangrène permanente de l’âme, ce chancre pernicieux, pour son avenir, celui des siens, celui de son peuple, celui de sa terre, et, de la terre de ses ancêtres, parce que, des ancêtres, tout un chacun, tout le monde, de quelque peuple qu’il soit, en a, en a, des ancêtres, qu’il lui importe ou pas de chérir et d’honorer, d’en respecter le souffle en lui, et, de le pouvoir, en toute quiétude et sérénité , maintenant impossible, introuvable, transmettre, déséquilibre, qui, inexorablement, la conduise à un désespoir d’autant plus terrible qu’insidieux parce que niché au cœur de l’intime de chacun, de chacun des corses qui peuplent l’île de corse, de chacun des corses de sa diaspora, à cette heure, où l’urgence le dispute au tragique, un nouveau mouvement nationaliste clandestin est né.

Il a annoncé sa création hier soir lors d’une conférence de presse organisée quelque part en Haute-Corse.

Le porte parole du nouveau mouvement clandestin, entouré d’une vingtaine de clandestins armés a lu un texte de huit pages.

Ce mouvement s’est exprimé sous la bannière du « FLNC ».

« Nous, combattants, militants et responsables issus de tout le mouvement national, donnons une parole et une structuration plurielles au Front de libération nationale de la Corse. »

Cette nouvelle organisation s’est refusée à commenter les actions des autres groupes clandestins, s’est surtout exprimée à propos de la situation que connaît la Corse, constatant que l’île traverse.

« une crise politique, économique, sociale et morale sans précédent ».

« Alors que la majorité s’appauvrit, une minorité continue à s’enrichir par la spéculation foncière et immobilière »

« Nous n’avons jamais quitté le FLNC » - FLNC union des combattants -

« après une longue réflexion » , « nous, combattants, militants et responsables issus de tout le mouvement national, donnons une parole et une structuration plurielles au Front de libération nationale de la Corse. »

Mais ces militants, « par solidarité patriotique » saluent « tous ceux » qui, comme eux, « se sont engagés dans la clandestinité et sont investis dans d’autres courants du FLNC » et assurent de leur soutien « les combattants lourdement condamnés la semaine passée ainsi que tous les prisonniers politiques corses. »

« La Corse traverse une crise sans précédent »

Le discours ne fait état d’aucune revendication. Ce FLNC déclare n’avoir pas de communication à faire sur ce sujet, « la priorité étant l’analyse politique. » Et se refuse à commenter les actions d’autres groupes clandestins et leurs positionnements, tout comme ceux d’ailleurs des mouvements publics. Cette nouvelle organisation a focalisé son intervention sur son analyse de la situation de la Corse, « les évolutions nécessaires de la lutte nationale publique et clandestine » et son message au nouveau président de la République, François Hollande.

Le nouveau FLNC constate que la Corse traverse :

« une crise politique, économique, sociale et morale sans précédent. »

Il pointe du doigt la précarisation des Corses :

« Alors que la majorité s’appauvrit, une minorité continue à s’enrichir par la spéculation foncière et immobilière. »

Mais aussi, « l’économie productive abandonnée au capitalisme sauvage », les groupes financiers « qui s’accaparent des pans entiers de l’économie », « la déculturation de la langue corse »,

« La délinquance vécue par une partie de la jeunesse comme une promotion sociale »,

« la consommation de drogue »

« le nombre d’assassinats inégalé en Europe proportionnellement à la population. »

« L’échec de la politique française d’intégration. Avec 6000 nouveaux arrivants par an et un taux de chômage de 15 %, l’île a atteint ses limites d’accueil. Nous devons avoir les moyens politiques, institutionnels et culturels de maîtriser ce flux migratoire afin de pouvoir accueillir conformément à leurs droits et devoirs les étrangers. »

Le FLNC « invite » par ailleurs « la minorité d’entre eux qui participe à la délinquance, parfois avec des complicités locales, à quitter l’île » tout en appelant à éviter « les amalgames. »

Le FLNC appuie et salue :

l’action de résistance des espaces politiques, syndicats, associations culturelles et surtout de défense de l’environnement (…) qu’ils soutiendront chaque fois que certains chercheront à les intimider .

« Réengager une réflexion sur le droit à l’autodétermination »

Le mouvement national est, selon le FLNC, la « seule alternative porteuse d’espoir » et « assure, par sa pluralité publique et clandestine, la conscientisation identitaire et politique du peuple corse. »

Mais cette organisation clandestine « refuse » l’idée d’opposition entre autonomistes et indépendantistes dont les offres « sont différentes mais aussi qualitativement similaires. »

Il estime qu’ils « doivent, dans leur pluralité, réengager une réflexion sur le droit à l’autodétermination » et demande ainsi aux « frères patriotes » de Femu a Corsica de couper « avec leur posture pragmatique » électoraliste à laquelle il oppose une autre finalité : que « la Corse retrouve sa souveraineté. »

Après être revenu sur les fondements de Corsica Libera, il ajoute que « le mouvement indépendantiste public, par sa présence politique et sa représentation, est une donnée fondamentale dans la résolution du conflit franco-corse. »

Soulignant la force de la « marche collective d’un peuple », il cite en exemple les jeunes investis dans la lutte contre la drogue et « le travail exemplaire » des associations de défense de l’environnement.

Quant au FLNC, lui-même, s’il n’y a pas lieu « de remettre en cause sa légitimité historique et l’exercice de son droit à la résistance », il doit toutefois « redéfinir sa place dans le mouvement national et son fonctionnement. »

Et « garder la lisibilité de son action et de son rôle. » D’où la précision selon laquelle cette organisation « ne lève aucun impôt ».

Face à « la dynamique » du mouvement national, le FLNC n’a plus à être « ni une direction politique ni une avant-garde du mouvement public ou du peuple en général. »

Mais il a « structuré et réorganisé une résistance apte à faire usage de la force légitime là où les moyens publics de la lutte populaire sont inopérants et en cas d’agression. »

Des propositions à François Hollande

Les derniers mots de cette intervention sont destinés au nouveau président de la République, qui, avec son gouvernement, a :

« la possibilité de commencer une ère nouvelle de partenariat ».

Le FLNC a, donc, terminé son allocution en s’adressant à François Hollande, président de la République française. Le FLNC lui demande pour cela de s’engager sur plusieurs points :

« Reconnaissance officielle du fait colonial français en Corse, ouverture d’un processus permettant à terme l’exercice des droits du peuple corse, d’une révision constitutionnelle pour l’octroi de moyens structurels et juridiques donnant aux Corses la maîtrise démographique, foncière et économique : citoyenneté corse, code des investissements, statut officiel de la langue corse, libération de tous les prisonniers politiques corses. »

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http://blogs.mediapart.fr/blog/pier...


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Commentaires de l'article
Corsica - Conf. de presse du FLNC
11 juillet 2012 - 10h33 - Posté par Pasquale Paoli

complément d’info sur U Ribombu : http://corsicalibera.com/uribombu/2...

Attualità - Conférence de presse clandestine cette nuit en Corse

(Francescu Maria Antona – Alta Frequenza) – Un nouveau mouvement clandestin corse a annoncé sa création cette nuit (de lundi à mardi) à l’occasion d’une conférence de presse organisée dans le maquis, quelque part en Haute-Corse. Ce mouvement s’est exprimé sous la bannière du « FLNC ». « Nous, combattants, militants et responsables issus de tout le mouvement national, donnons une parole et une structuration plurielles au Front de libération nationale de la Corse » indiquent-ils. Cette nouvelle organisation, qui s’est refusée à commenter les actions des autres groupes clandestins, s’est surtout exprimé à propos de la situation que connaît la Corse, constatant que l’île traverse « une crise politique, économique, sociale et morale sans précédent ». « Alors que la majorité s’appauvrit, une minorité continue à s’enrichir par la spéculation foncière et immobilière » ont-ils expliqué. Les clandestins ont également dénoncé la spéculation foncière et immobilière, « la déculturation de la langue corse », « la délinquance vécue par une partie de la jeunesse comme une promotion sociale », « la consommation de drogue », « le nombre d’assassinats inégalé en Europe proportionnellement à la population ». Les clandestins ont également mis le doigt sur « l’échec de la politique française d’intégration. Avec 6.000 nouveaux arrivants par an et un taux de chômage de 15 %, l’île a atteint ses limites d’accueil ». Le FLNC a également déclaré qu’il « a vocation à disparaître » même si « les garanties, pour l’heure, ne sont pas encore réunies. Nous ferons en sorte de contribuer à créer demain les conditions d’une sortie de crise, porteuse d’une paix durable et non pas armée contre l’État français ou d’autres Corses ». Le FLNC a terminé son allocution en s’adressant à François Hollande, président de la République française. Le FLNC lui demande pour cela de s’engager sur plusieurs points : « reconnaissance officielle du fait colonial français en Corse, ouverture d’un processus permettant à terme l’exercice des droits du peuple corse, d’une révision constitutionnelle pour l’octroi de moyens structurels et juridiques donnant aux Corses la maîtrise démographique, foncière et économique : citoyenneté corse, code des investissements, statut officiel de la langue corse, libération de tous les prisonniers politiques corses ».

> Lingua corsa

Un novu muvimentu clandestinu corsu hà annunziatu a so criazioni stanotti (di luni à marti) à l’uccasioni di una cunfarenza di stampa urganizata ind’a machja, in calchì locu di Corsica Suprana. Issu muvimentu s’hè spressu sottu à u nomi di u « FLNC ». « Noi, cumbattanti, militanti è rispunsevuli di tuttu u muvimentu naziunali, demi una parolla è una strutturazioni plurali à u Fronti di liberazioni naziunali di a Corsica » dicini iss’ultimi. Iss’urganisazioni nova, chì ùn hà micca vulsutu cumintà l’azzioni di l’altri gruppi clandestini, hà parlatu soprattuttu di a situazioni campata da a Corsica, custatendu chì l’isula vedi « una crisa pulitica, ecunomica, suciali è murali mai cunnisciuta à tal puntu ». « Mentri chì a maghjurità s’impuvarisci, una minurità cuntinueghja ad arricchiscia si grazia à a speculazioni fundaria è immubiliari », ani spiecatu iss’ultimi. I clandestini ani dinunziatu dinò a speculazioni fundaria è immubiliari, « a sculturazioni di a lingua corsa », « a delinquenza campata da una parti di a ghjuventù com’è una prumuzioni suciali », « a cunsumazioni di droga », « u numaru d’assassinii mai vistu in Auropa in prupurzioni à a pupulazioni ». I clandestini ani ammintatu dinò « u fiascu di a pulitica francesi d’integrazioni. Cù 6 000 parsoni novi ghjunghjendu da fora à l’annu è un sciffru di disimpiecu di 15%, l’isula n’hè ghjunta oramai à a so limita d’accolta ». U FLNC hà dichjaratu dinò ch’ellu « t’hà vucazioni à spariscia » ancu puru s’è « i guaranzii, par avà, ùn sò ancu riuniti. Faremi di modu à cuntribuiscia à crià dumani i cundizioni di surtita di crisa, purtatrici di una paci durevuli è micca un’armata contr’à u Statu francesi o d’altri Corsi ». U FLNC hà compiu a so cumunicazioni adirizzendu si à François Hollande, presidenti di a Republica francesi. U FLNC li dumanda d’ingaghjà si nant’à parechji punti : « ricunniscenza ufficiali di u fattu culuniali francesi in Corsica, apartura di un prucidimentu parmittendu à u populu corsu d’appiecà i so diritti, di una revisioni custituziunali par avè mezi strutturali è ghjuridichi dendu à i Corsi l’ammaistranza demugraffica, fundaria è ecunomica : citadinanza corsa, codici di l’investimenti, statutu ufficiali di a lingua corsa, libarazioni di tutti i prighjuneri pulitichi corsi ».

Alta Frequenza



Corsica - Conf. de presse du FLNC
11 juillet 2012 - 20h08 - Posté par Un pauvre qui n’ira probablement jamais en Corse

"Echec de la politique d’intégration de l’état colonial français" : intégration de qui ? Des pauvres Arabes ou des riches célébrités qui privatisent cette magnifique île sans que cela pose trop de problèmes ?
Les promoteurs sont-ils vraiment tous des "continentaux" ?
FNLC une "couverture" pour planquer de nouveaux règlements de comptes ? Un mois après l’élection de Hollande dans un département qui a voté massivement Sarkozy, je plains les progressistes corses, les Mafias n’aiment pas le changement, si minime qu’il soit...
Et pourtant j’aime et je soutiens la Résistance des Corses quand elle s’attaque aux privilégiés rentiers et exploiteurs, et à la privatisation de leur île.






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