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Bettencourt, Karachi, Kadhafi, Ile de la Jatte... Comment Sarkozy se défend face aux affaires

de : Geoffroy Clavel
vendredi 6 avril 2012 - 22h35 - Signaler aux modérateurs

"Boules puantes" ou vrais boulets, les affaires de financement illégal s’invitent par intermittence dans la campagne de réélection de Nicolas Sarkozy. Le chef de l’Etat, qui bénéficie toujours de l’immunité judiciaire qui sied à son rang, n’a de cesse d’esquiver, dédramatiser, relativiser l’irruption de ces soupçons au calendrier électoral.

Pour rappel, le nom de Nicolas Sarkozy est cité dans quatre dossiers dont deux font actuellement l’objet d’une enquête judiciaire.

Alors que le volet judiciaire de l’affaire Bettencourt s’accélère, les questions se font de plus en plus pressantes, obligeant le candidat UMP à se défendre. Et, comme souvent chez le président sortant, la meilleure défense c’est l’attaque. A ce titre, l’interview de Nicolas Sarkozy par Jean-Michel Apathie, ce vendredi 06 avril sur RTL, a été un modèle du genre.

1. S’EN PRENDRE AUX MEDIAS

Tuer le messager. Passablement agacé lorsqu’on lui pose une question sur une affaire en cours ou un dossier embarrassant, Nicolas Sarkozy s’en prend régulièrement à l’auteur de la dite question. Une technique de défense assez classique en politique mais que Nicolas Sarkozy a su faire évoluer, privilégiant un retour de bâton en public ou devant les caméras, contrairement à ses prédécesseurs qui se contentaient de mépriser les reporters un peu trop pressants avant de leur passer un savon hors antenne.

Ériger le journaliste en coupable présente plusieurs avantages, dont celui de le décrédibiliser, voire de l’humilier devant ses auditeurs ou ses pairs lors qu’il s’agit d’une conférence de presse. Le coup de bâton se veut alors avertissement pour tous les autres qui auraient la tentation d’aborder un sujet gênant.

Exemple ce vendredi matin sur RTL, où Jean-Michel Apathie s’est vu accuser par le candidat UMP de faire "deux poids, deux mesures" en l’interrogeant sur les affaires tout en épargnant François Hollande.

Les exemples de ce type ne manquent pas, même si deux ont tout particulièrement marqué les esprits de la profession.

La participation de Nicolas Sarkozy à l’émission Paroles de candidat, sur TF1, le 12 mars dernier, avait été marquée par le mépris affiché par le candidat envers la journaliste Laurence Ferrari lorsque celle-ci l’avait fait réagir aux accusations de financement illégal de sa campagne de 2007 par le clan Kadhafi.

Autre temps, autre affaire. Lors d’une réunion informelle avec des journalistes, l’un d’entre eux interroge le président de la République sur son implication dans le dossier Karachi, invoquant "l’intime conviction" de Charles Millon. Sa réponse : "Et si moi j’ai l’intime conviction que vous êtes pédophile ?" Imparable.

2. DÉNONCER UN COMPLOT MEDIATICO-POLITIQUE

La coïncidence entre la montée des "affaires" et le calendrier électoral incite d’ailleurs la presse à faire preuve de prudence dans le traitement de ces informations sensibles. Cela n’empêche pas Nicolas Sarkozy de dénoncer régulièrement les "boules puantes" visant à l’atteindre politiquement, comme il l’a fait encore récemment sur Canal+. Une manière de rappeler, à juste titre, que rien n’a encore jamais été prouvé sur quoi que ce soit le concernant.

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Cela dit, son immunité présidentielle n’a pas dû aider la justice à beaucoup avancer ces cinq dernières années. Au point que ses adversaires politiques, comme la socialiste Ségolène Royal ou l’écologiste Eva Joly, l’ont accusé de se représenter en 2012 pour échapper à la justice. Une offensive qui conforte Nicolas Sarkozy dans l’idée qu’il est victime d’attaques politiques, associant les médias et l’opposition, voire l’extrême-gauche.

François-Marie Banier évoquerait une éventuelle remise d’argent à Nicolas Sarkozy par Liliane Bettencourt entre les deux tours de la présidentielle de 2007, révèle Le Monde ? . "Le Monde fait campagne pour M. Hollande, il a le droit", dénonce Nicolas Sarkozy devant l’AFP.

À la théorie du complot politique s’ajoute celle de l’acharnement médiatique, Nicolas Sarkozy s’estimant lésé par rapport à ses concurrents dans le traitement médiatique dont il fait l’objet. Mediapart, qui n’est pas tendre avec le chef de l’État convenons-en, est ainsi régulièrement accusé par la droite de mener une croisade "antidémocratique" contre Nicolas Sarkozy.

Pour rappel, au moment de la réforme des retraites et en pleine polémique sur l’affaire Woerth-Bettencourt, Xavier Bertrand, alors numéro un de l’UMP, avait qualifié de "fascistes" les méthodes de Mediapart, Nadine Morano parlant de "collusion médiatico-politico-trotzkyste"... Tout un programme.

3. RAPPELER LES AUTRES AFFAIRES

Malmené par une question gênante, Nicolas Sarkozy ne se contente pas de se défendre. Il n’hésite pas à renvoyer ses interlocuteurs vers d’autres hommes politiques, socialistes pour la plupart mais pas seulement. Sur Canal+, Nicolas Sarkozy avait rappelé que ses comptes de campagne de 2007 n’avaient souffert d’aucun contentieux. "C’est d’ailleurs une des premières fois. Parce que, en général... Campagne de M. Balladur, campagne de M. Chirac, campagne des uns, campagnes des autres... Sur les miens, non". Une élégante manière de s’innocenter par comparaison.

À deux semaines du premier tour, Nicolas Sarkozy a d’ailleurs décidé de renvoyer les questions gênantes à son rival socialiste, François Hollande. Il faudrait demander à M. Hollande "pourquoi, en dix ans de Parti socialiste, il a pu laisser la fédération des Bouches-du-Rhône avec un système mafieux de financement", a-t-il accusé ce vendredi matin, avant de pointer du doigt le cas de la fédération du Pas-de-Calais. Et de conclure : "Chacun son bilan, M. Apathie". Rappelant qu’il n’y avait eu "aucune procédure engagée dans quelque fédération que ce soit" lorsqu’il était premier secrétaire, François Hollande n’a pas manqué d’ironiser sur la "méthode" du candidat UMP "pour ne pas répondre à la question qui lui était posée".

http://www.huffingtonpost.fr/2012/0...


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