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Que fait l’armée française en Côte d’Ivoire ?

de : Informations Côte d'Ivoire
samedi 7 mai 2011 - 23h23 - Signaler aux modérateurs
3 commentaires

Yopougon, au coeur d’une commune à deux visages, plusieurs civils tués par les bombardements de la licornes et de l’ONUCI

Yopougon la joie serait-elle devenue Yopougon la guerre ? Les Forces républicaines qui ont gagné du terrain dans l’opération de pacification se trouvent confrontées à des poches de résistance dans certaines zones réputées favorables à l’ex-président.

Si dans les parties libérées de la commune Nord, Est, Ouest et Centre, la vie a repris, ce n’est pas le cas dans la partie Sud qui se vide de ses populations et s’est transformée en champs de bataille. Découverte des décombres d’une commune à deux visages. Reportage.

Partagée entre le désespoir de la population qui fuit les combats dans une partie de la commune et l’autre qui retrouve la sérénité et qui se remet au travail, notre équipe de reportage a fait le constat de deux mondes, de deux cités à l’intérieur de Yopougon. Une cité de la joie avec une population qui retrouve ses habitudes des jours d’avant la crise postélectorale et une autre en guerre avec une population apeurée et sous le choc, parcourant les rues avec des baluchons sur la tête à la recherche d’un abri paisible. Ce sont ces files indiennes d’habitants fuyant les combats que nous rencontrons au niveau de la Siporex et Sable à l’entrée de Yopougon. Ceux qui ont plus de moyens empruntent des ‘’Gbagkas’’ et taxis-compteurs pour quitter la commune.

Les plus chanceux sont ceux qui ont des parents, amis ou connaissances qui viennent les chercher en voiture. Une scène qui nous rappelle celle de la vague des déplacements des populations d’Abobo vers d’autres communes du district d’Abidjan et villes de l’intérieur du pays. « Je suis obligé de partir avec ma famille à Koumassi chez un cousin, le temps pour moi de rentrer à San-Pedro. Tous mes voisins sont partis et les morts par balles perdues se comptent par dizaines. Nous avons peur pour notre vie et celle de nos enfants », confie l’un des déplacés rencontré au niveau de la Pharmacie Bel air du côté de la Rue Princesse. Une rue, jadis très animée, qui n’attire plus grand monde. Nous avancions quelques 2 kilomètres pour nous retrouver au quartier camp militaire. Un passant nous fait signe de faire marche-arrière. Sur notre insistance de lui arracher quelques mots, il nous dira que la zone de nouveau quartier qui abrite l’escadron de gendarmerie est sous les feux des combats.

Selon lui, les éléments des FRCI qui ont pris le contrôle des lieux font un ratissage. Sur ce, on fait un détour pour nous retrouver au niveau du tribunal de Yopougon. Non loin de là, des détonations d’armes légères et d’armes lourdes sont entendues dans les environs des quartiers précaires Kpinbly et Niangon-continu. Nous nous rendons à Niangon. Une fois sur le pont qui relie Sideci à Niangon, nous sommes dans l’obligation de faire demi -tour à cause de l’intensité des tirs d’obus et de roquettes. Femmes, hommes, jeunes et enfants couraient dans tous les sens. Nous obtenons la réaction d’un sexagénaire essoufflé par la distance parcourue. « Vous-même vous voyez que c’est gâté à Niangon-continu et Kpinbly. Les militaires tirent sur les miliciens et mercenaries qui les attaquent aussi », fait-il savoir.

Balluchon sur la tête en compagnie de ses deux enfants, dame Ziaé Madeleine vient de franchir la zone rouge en dépit des combats qui font rage à Kpinbly, un quartier situé entre Azito et Kouté village. « Mon frère, mes enfants et moi avons frôlé la mort à Kpinbly. Habituellement je leur demande de rester au salon et de rester couchés quand les combats commencent. Mais hier (ndlr mardi 3 Mai 2011), c’est dans le salon que nous avons reçu les balles qui ont transpercé notre porte. Nous allons dans la chambre et c’est un obus qui nous reçoit. Mon frère, Dieu est avec moi et mes enfants. Nous allons à la Gesco chez notre grand frère, le temps que notre quartier soit pacifié », raconte-t-elle avec une voix tremblante. Nous retournons sur nos pas pour nous rendre au 16ème arrondissement de police pour interroger le commissaire des lieux qui ne nous fait pas de difficultés de nous donner la situation exacte des combats et de rassurer que tout se passe pour le mieux pour libérer entièrement la commune de Yopougon.

Notre brève rencontre avec le nouveau commissaire hier a permis de mesurer l’ampleur des combats. ‘’Les combats continuent du côté de la base navale de Lokodjro mais au plan général, Yopougon est bouclée par les Frci en attendant le grand ratissage. Ce ratissage consistera à débusquer les caches d’armes. Les miliciens qui ont pu s’échapper ont attaqué nos positions à Dabou. Et au moment où je vous parle, ils ont aussi surpris nos hommes à Grand-Lahou où des combats ont lieu en ce moment. Ce sont pour la plupart des mercenaires libériens qui cherchent à rallier leur pays le Libéria. Ils ont même arraché plusieurs véhicules qui sont en leur possession. Nous avons envoyé donc des détachements en direction de Dabou et de Grand-Lahou’’, a confié le commissaire Lézou. Autre fait qui a attiré notre attention, ce sont des témoignages de certaines personnes qui ont perdu des parents mais dans l’impossibilité de récupérer les corps, ont été obligés de les ensevelir à l’intérieur des résidences quitte à les exhumer plus tard pour leur transfert dans le cimetière municipal. « Mon mari a été tué par les éclats d’un obus lors des combats dans le quartier Doukouré.

Son corps est resté pendant plus de deux jours sur la route. On m’a dit que si le corps n’est pas enlevé, des gens vont mettre le feu dessus. Nous étions obligés de faire l’enterrement dans une cour », nous relate la veuve. Dans les quartiers tels que Siporex, Port-Bouët 2, Banco2, Gesco, Andokoi, Maroc, Académie, Sicogi, Sogefiha et Niangon-Nord, la vie renaît petit à petit. Quelques taxis et véhicules de transport en commun ‘’Gbaka’’ circulent jusqu’à la Sideci. Des maquis ont même fait leur réapparition avec des chansons zouglou. On boit, on danse, on…renoue avec les vieilles habitudes.

Les pantalons taille basse qui avaient entre-temps disparu sont de retour. C’est le show…dans la grande partie nord de la commune. « Au début, on avait subi ces mêmes affrontements, mais les Forces Républicaines ont vite libéré notre quartier et la quiétude est revenue », témoigne un habitant du quartier Ananeraie rencontré sur la voie qui relie le quartier Maroc à celui de Niangon Nord à droite. Nous avons surpris des enfants faire une partie de jeu sur un terrain nu de football du quartier Maroc. Preuve que la situation est à la normale là-bas. Un marchand ambulant de produits cosmétiques dira même que tout se passe bien. « Dans les quartiers de Port-Bouët 2 jusqu’à Niangon Nord, tout est calme. C’est l’armée régulière qui fait des patrouilles ».

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...

CI : Yopougon:Des habitants dénoncent des pillages de maisons

Des scènes de pillages de domiciles auraient cours en ce moment à Yopougon, témoignent des habitants de cette commune accusant par ailleurs, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) d’être les auteurs de ces actes.

L’annonce de la libération totale de Yopougon par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) a été accueillie dans la ferveur au sein de la population de cette commune. Puis qu’elle se croyait définitivement en sécurité avec la présence des forces proches de Ouattara. Leur joie aura été malheureusement de courte durée. 48 heures seulement après l’occupation totale de Yopougon par les Frci, le quotidien des populations rythme avec l’insécurité. En plus des agressions physiques de personnes, les scènes de pillages de domiciles ont pris des allures inquiétantes dans la commune, a tel point que les populations ne savent plus à quel saint se vouer désormais. « Nos maisons sont vidées de leurs contenus. Ces actes sont devenus récurrents dans tous les quartiers de la commune ces dernières 24 heures, » a déclaré un habitant du quartier Maroc, victime de pillage qui résiderait chez un proche à Abobo.

L’avis de ce dernier est partagé par un autre habitant de Sideci. Cependant, affirmant que, depuis que les armes se sont tues dans la commune, les braquages des domiciles ont aussi fait leur apparition. « La porte de mon voisin a été fracturée en pleine journée pendant qu’il se trouvait dans la chambre. Après l’avoir ligoté, ses agresseurs ont emporté tout ce qui était dans la maison avant de se fondre dans la nature, sans être inquiétés. » a expliqué cet habitant qui se nommerait Koffi. Selon d’autres témoignages recueillis auprès des populations à Yopougon, bon nombre de maisons abandonnées par leurs propriétaires du fait des violences post-électorales seraient passées au peigne fin par les pillards. Qui sont les auteurs de ces actes criminels ? « Les pillards ne sont autres que les éléments des Frci censés nous protéger, a accusé un habitant du « nouveau quartier ». Nos agresseurs opèrent tous avec des kalaches au vu et su de tout le monde. » Info ou intox. Une chose est sure, des habitants affirment que les butins des agresseurs sont transportés dans des véhicules qui traversent des barrages érigés par les éléments des Frci. C’est pourquoi ils assimilent leurs bourreaux aux forces proches de Ouattara qui selon eux sont les seuls à être déployées en ce moment à Yopougon.

Alors que les responsables des Frci n’ont jamais reconnu que certains de leurs éléments reconvertis en véritables gangsters écumeraient des domiciles. On se souvient encore d’un communiqué pondu récemment par le porte-parole de l’armée ivoirienne dans lequel, il rejetait les actes de pillages sur prisonniers évadés à la faveur de la crise post-électorale.

Il ne suffit pas de laver l’image des éléments des Frci qui n’auraient plus bonne presse, les autorités gagneraient plutôt à extirper du lot les brebis galeuses pendant qu’il est encore temps.

Par ailleurs nous apprenons qu’en dépit de la libération de yopougon, des maisons seraient toujours confisquées par les Frci alors que les véritables propriétaires manifestent le désire de retourner chez eux. Des cas d’occupation illégale de maisons ont été signalées à Gesco où la cité Eden serait encore propriété des Frci.

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Commentaires de l'article
Que fait l’armée française en Côte d’Ivoire ?
7 mai 2011 - 23h40

Qu’aurais-je fait à la place de Allassane Ouattara ? Tout, pas cette pornographie meurtrière !

Dès lors que les français ont donné le poste de Président à Allassane Ouattara, il eût été préférable d’arrêter les massacres.

Il s’avère aujourd’hui, que cet homme et ses accolytes ont été d’une violence inouïe, inutile d’ailleurs. Dès lors, ils se sont mis à massacrer des gens, civils, chrétiens, sudistes appartenant à la region de Laurent Gbagbo. On a vu comment ils ont tué tagro... Tant de morts !

Pour la première fois de ma vie, j’ai assisté à une pornographie meurtrière ! Non seulement on tue, mais on présente ces images d’une sauvagerie extrême à la télévision. Impudique ! Ce qui me donne à penser que nous avons là à faire à des gens soit inintelligents, soit sans aucune conscience ce qui me semble d’une gravité extrême !. Règner par la peur n’a jamais été une solution. Comment expliquez-vous l’exécution sommaire de IB ? Je ne le connaissais pas, mais je trouve indécent que le cadavre de ce dernier, leur allié, quoiqu’il ait fait, soit ainsi exposé aux yeux du monde. D’ailleurs, pourquoi ne l’avoir pas tout simplement arrêté et mis à disposition de la justice ? Pourqoi ?

J’ai l’impression de revivre malgré moi, un remake des Bokassa, Mobutu et autres sanguinaires africains des années soixante dix. C’était à la mode de tuer les adversaires et d’exposer leurs cadavres ! Il eut mieux valu que Monsieur Ouattara, Président nommé par la Communauté Internationale continuât de palabrer, de négocier, de tenter de convaincre les ivoiriens qu’il est l’homme de la situation. Il a tué tant de personnes qu’il a provoqué une retractation à la fois identitaire, religieuse...

Tout ceci qui fait penser qu’il ne saurait être un Président rassembleur, un président symbolisant les valeurs d’égalité et de justice, de liberté et d’équité ! Laurent GBAGBO avait tous les moyens de l’éliminer depuis dix ans, il ne l’a pas fait, tout au contraire, il lui a permis de se présenter aux élections ! Laurent Gbagbo avait tout loisir de faire assassiner Guillaume SORO, il en a fait un premier Ministre.
Dans le cas Ivoirien, qui est donc véritablement un meurtrier ?

L’une des valeurs essentielles du continent Noir est la palabre et avec patience et tenacité, on arrive toujours à une solution. Le compromis, voilà ce qu’il eût mieux fait d’adopter comme posture... Et non la violence.

Après tant de morts, comment voulez-vous que les Ivoiriens notamment du Sud et des Chrétiens chez qui d’ailleurs il compte installer son pouvoir l’acceptent ? On le voit déjà : l’armée refuse de le rejoindre, par peur de représailles ; les fonctionnaires refusent de reprendre leurs postes, par crainte d’être égorgé par ses rebelles. La résistance continue. Comment gouverner ? Effectivement, il ne lui reste qu’une solution : massacrer tout le monde !Et je ne m’étais point trompée ! Ils viennent d’assassiner Félix Anoblé proche du PDCI. A quand la fin des massacres ?

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Que fait l’armée française en Côte d’Ivoire ?
8 mai 2011 - 13h05

Mr SARKOSY s’est il exprimé A a ce sujet ? il me semble ," mais je peux me tromper " qu’il est a l’origine du fiaco et du génocide IVOIRIEN

NON ? en tout cas impliqué jusqu’au trognon , OUI ? NON ?

les français ont-ils encore une force morale de réaction saine ?



Que fait l’armée française en Côte d’Ivoire ?
8 mai 2011 - 21h15

elle fait ce qu’elle a fait au Rwanda (opération Turquoise )

souvenez vous







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