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INDE : la République de la Faim


de : himalove
vendredi 7 novembre 2008 - 12h01 - Signaler aux modérateurs

Un journaliste, réellement "sans frontière" et "fauché", retrousse ses manches et trime comme journalier sur un des nombreux chantiers que le gouvernement indien organise, juste avant la mousson, afin de contre-carrer la famine, la sècheresse et l’étrange épidémie de suicides qui sévit dans les campagnes indiennes.

Dhalewadi, État du Maharashtra, 3 juillet 2004.

J’ai 36 ans, et le compagnon Rangnath Dixit qui me regarde, hilare, manier la pioche, en a 70. Si l’ouvrier, en France, n’a pas de jeunesse, comme l’écrivait Jean-Paul Sartre dans les années soixante, ici, il ne connaît toujours pas la retraite. Rangnath Dixit, un fermier ruiné dont les fils se sont "enfuis" à la ville en est l’exemple vivant.

« Le sanya (retraite en hindi) est réservé à Sonia et aux brahmines », plaisante Rangnath. Le vieux et moi faisons partie d’un groupe de 68 hommes et 102 femmes travaillant, sous un soleil de plomb, de 10 heures du matin à 5 heures du soir autour d’un projet d’irrigation. Le chantier est organisé dans le cadre d’un programme "nourriture contre travail". Les "bureaucrates de Dehli l’appellent "Employment Guarantee Scheme".

Nous devons creuser d’étroits canaux que nous renforçons par des murs de boue tout le long. Les paysans locaux nomment ces tranchées des "nullah bunding". Ce travail de Sisyphe plonge son origine dans la nuit des temps. Ainsi les eaux de ruissellement ne quittent-elles pas facilement ce terrain vallonné et raviné par l’érosion. Les nullah bunding, vus du ciel, dessinent les arabesques d’une antique civilisation.

« Ce boulot n`est pas pour toi ! » tranche mon compagnon, regardant la terre rouge et la poussière volant et maculant mon visage. « Même nous, qui avons l’habitude, nous trouvons la besogne difficile », ajoute-t-il, un brin moqueur. Comme si quelqu’un de la moitié de son âge était trop tendre pour cette corvée...

Bien que la grosse chaleur soit passée — il y a des nuages dans le ciel (mon compagnon les scrute comme un sourcier) —, au bout de quelques minutes, je suis en nage. Les insectes qui tournoient collent à la peau et pénètrent mes narines. Mes gestes maladroits trahissent ma qualité de citadin et ma non-appartenance à la caste des damnés. Mes bras tremblent lorsque le fer de la pioche affronte la caillasse, et je deviens comique quand je lutte contre un moustique.

J’ai rejoint ce groupe de villageois-forçats 4 jours auparavant. Le chantier est situé à Dhalewadi, à 53 km de Pune dans l’État du Maharashtra ; il doit s’achever — heureusement pour moi — le 6 juillet. Les villageois sont là depuis le 22 juin, mais semblent gratter cette terre ingrate et desséchée depuis une éternité.

Chaque matin, les villageois, armés de pelles, de pioches et de "ghamelas" sont alignés devant le "mukadam", responsable du site. Le contremaitre répartit les journaliers en groupe de 12 et assigne aux femmes la tâche de transporter la terre. Ce matin sont présents the Agriculture Officer R.J. Shelke et son assistant V.L. Chavan.

La hiérarchie, en Inde, a quelque chose de caricatural et la soumission à l’autorité, des allures de dévotion ; on ne sait jamais si c’est le charisme ou la génuflexion, héritée d’une sévère éducation, qui donne sa substance à l’autorité... Bref, on reconnaît le chef à la batterie de stylos qui émergent de la poche de la chemisette blanche, et aux 2 ou 3 gorilles en saharienne qui le protègent.

« Pour 3 mètres-cubes de terre, articule à voix haute l’officier Shelke, Chaque femme doit marcher 7,20 kilomètres et transporter 360 ghamellas ». C`est pour le technocrate et son assistant un "travail facile". C’est pourquoi le gouvernement rémunère les femmes 15,54 roupies (1 euro = 56,57 roupies) cash et 25 roupies en farine par jour ; les hommes qui manient la pioche et le marteau sont payés 25 roupies cash et 25 en farine. Les salaires sont versés chaque fin de semaine par le mukadam.

À la question de savoir où et quand le prochain chantier sera organisé, les bureaucrates, dépêchés par Dehli, restent cois ; et préfèrent prestement s’engouffrer dans leur voiture officielle démodée (une Ambassador Nova).

Les villageois sont mécontents car ils doivent travailler avec leurs propres outils sur les chantiers gouvernementaux. N`allez pas croire qu’ils soient tous sans éducation... Mon jeune collègue, Rajendra Sable (25 ans), qui a participé à de nombreux chantiers EGS, est un bachelier (first class Arts graduate) :

— "Quand j’étais collégien à Dehra Dun, me dit Rajendra, mon professeur me serinait que le manque d’éducation était responsable de la pauvreté ; mes parents ont tout vendu pour me payer des études. Aujourd’hui, je suis réduit à travailler comme journalier itinérant pour leur payer de quoi manger !"

— "Si tu veux devenir riche, en Inde, mon vieux, ouvre une école !" blague Babu Singh, un jeune chômeur de Jalandhar, dont le père, "sadarji", est en prison depuis 20 ans (sans jugement) pour avoir manifesté contre Rajiv Gandhi et les pogroms anti-sikhs de novembre 1984. Une année orwellienne pour la plupart des Sikhs...

Mais la plupart des forçats ici présents sont des paysans sans terre ou des fermiers ruinés tel mon voisin de tranchée Chhaya Baban Kalam qui manie avec dextérité un marteau de 8 kilos. Il possédait quelques hectares de terre en Andhra Pradesh. Dans les années 90, le gouvernement indien incita les fermiers à changer leur culture vivrière contre la culture du coton. Le marché était prometteur. L’Inde exportait 34 000 tonnes de coton brut.

Pour ce faire, Chhaya emprunta beaucoup d’argent aux banques. Patatrac ! En 1996, le marché s’effondra ; Chhaya dut vendre à perte ses terres — et même emprunter aux "sahudar" (usuriers locaux) pour contenter les requins des banques... « Jusqu’à 60% d`agio ! Tu te rends comptes », me dit-il.

C’est à ce moment-là qu’une étrange épidemie de suicides gagna l’ensemble des villages d’Andhra Pradesh et, par contagion, les États voisins. Les chefs de famille se donnaient la mort tous de la même manière : ils avalaient les pesticides achetés avec l’argent des banques.

Babu Singh, le chômeur penjabi, se souvient : « On mélangeait de petites doses de pesticide à de l’alcool, au Penjab ; on oubliait ainsi la répression et les créanciers... » Pour lui, nombre de morts "accidentelles" par overdose ont été maquillées et comptabilisées par les bureaucrates comme "suicide".

Un historien indien remarque que cette vague de suicides est sans précédent dans l’histoire du sous-continent ; il compare la crise du coton actuelle avec celle de 1861 : à l’époque, l’effondrement des cours mondiaux avait entraîné la ruine des paysans d’Andhra Pradesh ; mais les paysans, unis et organisés en Kisan (syndicat), avaient répliqué par la violence contre l’État colonial et les banques ; ils avaient brulé les livres de compte et massacré les sahudar et leurs goondas. La révolte est connue sous le nom de Decan Riots.

Aujourd`hui, les paysans tournent la violence contre eux-mêmes...

Lors des grandes calamités, le gouvernement indien a souvent recours aux compensations. Récemment, l’aimable Dr Singh a remis un chèque géant de 50 000 roupies à quelques familles d’Andhra Pradesh touchées par l’épidémie de suicides.

— "La cérémonie était organisée de telle manière, devant les caméras, que si on coupait le son de la télé, on avait l’impression que le P.M. distribuait les premiers prix d’une loterie !" ricane Babu Singh.

— "Il n’est pas sûr que les sahudars et leurs goondas ignorent longtemps le pactole, craint Chhaya Baba, les familles des malheureux sont toujours créditaires auprès des banques et des landlords...

— "Les compensations gouvernementales profitent toujours aux mêmes ! lance soudain Suman Ravi, une jeune fille de Laxampur-Bathe, au visage vitriolé. C’est peut-être cette douleur "évidente" qui lui donne le courage, en tant que femme, de s’exprimer. Les autres, enveloppées dans leur sari, se taisent comme autant de tombes silencieuses, consentantes.

—" Il n’y avait pas de contrat écrit entre mon père et le landlord dont il cultivait les terres, continue-telle. Lorsque dans les années 80, une terrible sécheresse éprouva le pays (le Bihar), c’est le propriétaire en titre qui empocha les compensations ! Les proprios ne cultivent plus leurs terres ; ils préfèrent les louer aux crève-la-faim que nous sommes – qu’ils traitent de Dalits – et ouvrir des commerces en ville. C’est plus juteux et moins risqué !...

— "...Commerces où ils revendent du pesticide (endosulphane prohibé en Europe), des graines et de l’engrais au prix fort – de quoi ruiner, empoisonner et endetter tout le village pour trois générations !, conclut Rajendra Sable, qui ne cache pas son amitié pour Suman "la Naxalite".

— "Attention ! On nous observe, prévient Babu Singh. Près d’un banian dont les racines tombent du ciel, un saddhu déplie sa longue silhouette famélique.

— "Babaji est les yeux de la maîtrise, me chuchote Rajendra Sable. Au physique, le fakir ressemble au Bouddha au moment de l’illumination, mais son fumet dégage rapidement le parfum du chacal... Le saddhu a mauvaise réputation auprès des villageois ; non parce qu’il lui arrive de jeter des sorts, mais parce qu’il est soupçonné – à tort ou à raison – de travailler pour la police...

À 1h30, nous déjeunons d’un oignon et d’un pain dur ; certains le tartinent de pickles et de salades. Les chiens et les singes que nous côtoyons n’ont pas grand chose à grappiller. L’ombre de la Grande Famine plane sur tous les convives. Et la nuit venue, le léopard – la légende des lieux – n’a pas grande difficulté à s’emparer de la carcasse d’un travailleur écroulé sur son lit de corde.

La passion du bourgeois à protéger la Nature a fait se multiplier le prédateur, non seulement dans les zones rurales, mais aussi à l’approche des villes...

— "Ce n’est pas le léopard qui s’est multiplié, mais nous, crétin ! rectifie Suman...

Non loin, ignorant des dangers, des enfants nus dansent, le ventre ballonné, au milieu d’un champs d’épandage. Rajendra me dit que dans son village : « il n’y a plus que lors des mariages que les gens arrivent à bien manger ».

— "Dieu recrute en masse et paye toujours ses sujets, nous chante Babaji, intimant l’ordre presque divin de la reprise du travail.

En fait, le gouvernement s’est inspiré, pour ces chantiers, du modèle des "Kar Sevak" – ces travailleurs volontaire qui construisent, pour un "thali" par jour (repas végétarien), Mandir, Masjid, Gudwarra et chapelles chrétiennes. Les seules constructions capables, en Inde, de traverser intactes deux ou trois moussons. Le concept de "l’impermanence" semble réservé au gouvernement et à ses oeuvres...

En Inde, l’État est une paroisse qui n’a plus d’adeptes (exception faite des militaires et des policiers). Les routes, les écoles, les dispensaires, construits sous EGS (employment guarantee schem) disparaissent rapidement du paysage ; le bitume, béton et ciment destinés à leur pérennité ayant été revendu par l’ingénieur ou l`homme politique au secteur privé.

Suman Ravi raconte qu’au Bihar le chief minister, le célèbre Laloo Yadav, avait fait construire une route menant à un petit village spécialement pour le mariage de sa fille ; ses goondas, pour l’occasion, avaient même volé aux concessionnaires de Patna toutes leurs voitures d’exposition afin de les offrir aux invités. Depuis, la route est en ruine et seuls les bergers, les bœufs et les chèvres y circulent.

Laloo Yadav, qui est aujourd’hui ministre des Chemins de fer, ne manque pas d’humour, il dissertait récemment devant les journalistes des mérites des inondations qui permettaient aux biharis d’avoir du poisson frais dans leur cuisine transformée en aquarium...

A suivre

HIMALOVE



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