Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Plan et marché à Cuba des années 1960 à aujourd’hui
de : P. Del Castillo
vendredi 6 septembre 2019 - 13h47 - Signaler aux modérateurs
2 commentaires

Plan et marché à Cuba des années 1960 à aujourd’hui

Février 2019, les Cubains ratifient par référendum une Constitution qui reconnaît le rôle du marché dans l’économie. Les questions soulevées remontent au « grand débat économique » qui ont marqué les premières années de la Révolution mais se posent dans un contexte bien différent. Retour sur les moments clés de cette histoire.

Par P. Del Castillo.

Une polémique d’envergure internationale

1963. La revue Revista Comercio Exterior publie un article d’Alberto Mora, ministre du Commerce Extérieur, sur la loi de la valeur dans l’économie cubaine. Che Guevara, alors à la tête du ministère de l’Industrie, réplique dans Nuestra Industria Económica. C’est le début d’une vaste discussion sur la nature des rapports entre planification et mécanismes de marché, qui prendra une envergure internationale. Pendant deux ans, deux lignes s’opposeront à coup d’articles : d’un côté, les défenseurs du calcul économique avec notamment Carlos Rafael Rodríguez et l’économiste français Charles Bettelheim, qui rejoignent Mora ; de l’autre, le Che, partisan du Système Budgétaire de Financement, reçoit le renfort du marxiste belge Ernest Mandel.

Les premiers estiment que les catégories marchandes, dans la mesure où les forces productives restent insuffisamment développées, continuent nécessairement de régir les rapports économiques à Cuba : les entreprises, qui doivent jouir d’une autonomie de gestion, échangent des marchandises ; la concurrence, l’offre et la demande et les stimulants matériels reversés aux travailleurs en fonction de leur productivité sont autant d’instruments permettant le développement de l’infrastructure économique. En somme, les lois du marché sont mises - temporairement en théorie - au service de la planification. Aussi, ces tenants du calcul économique sont-ils en phase avec les réformes khrouchtchéviennes, à une époque où l’autogestion financière socialiste des entreprises fait son entrée dans les manuels d’économie politique soviétiques.

S’ils ont des divergences, Mandel et Che ont en commun de concevoir l’économie socialiste comme une grande entreprise : dans le Système Budgétaire de Financement,, les moyens de production appartiennent au peuple (représentés par l’État), les échanges entre entreprises se réduisent à de simples opérations comptables. Marché et plan sont deux pôles foncièrement contradictoires : la loi de la valeur, survivance des rapports capitalistes, perd son caractère régulateur de l’économie . L’augmentation de la productivité doit être encouragée par des stimulants moraux ; les stimulants matériels, susceptibles de favoriser les valeurs individualistes, doivent rester secondaires. En effet, les critiques du Che et Mandel visent les rapports entre développement de l’économie et facteur subjectif : le rôle accordé par le calcul économique aux intérêts individuels justifié par l’état de l’infrastructure, ratifie le niveau de conscience des masses.

Pour le Che, qui donne l’exemple en participant aux travaux volontaires, il s’agit au contraire d’édifier le socialisme en sortant les travailleurs de leur condition d’homo economicus. La planification - synonyme d’extension du domaine de la conscience dans l’économie - et la transformation de l’homme, à la fois fin et moyen, sont indissociables. Ce pari, qui a en sa faveur l’enthousiasme d’une révolution encore dans les langes, repose sur l’idée que le politique et l’idéologique pèsent de tout leur poids dans les rapports dialectiques avec l’infrastructure. Il suppose in fine une anthropologie optimiste.

Toujours est-il que cette exigence de hic et nunc, qui fait la force et la faiblesse de la position du Che, est en concordance avec l’audace voire la témérité qui a porté les guerrilleros au pouvoir.

Mouvements de balancier au « laboratoire du socialisme ».

L’alternative du grand débat économique va se décliner en différentes stratégies adoptées au gré de la conjoncture internationale mais surtout selon les résultats obtenus.

Après les tâtonnements du début des années 1960 marqués par des choix sectoriels - industrie guidée par le Système Budgétaire de Financement, agriculture par le calcul économique - , se dessine une stratégie radicale à contre courant des réformes Lieberman en URSS : l’« offensive révolutionnaire » de 1968 conduit à la nationalisation de tous les petits commerces. Effacement de la comptabilité, déconnexion entre travail et rémunération et tentative d’appliquer le principe du communisme : de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins.

Les chiffres décevants (échec de la zafra de 1970) conduiront à son remplacement par le principe « à chacun selon son travail ». Après l’entrée dans la CAEM en 1972 , c’est en 1976 la mise en place du Système de direction et de Planification de l’Économie, largement emprunté au modèle soviétique, qui fait jouer la loi de la valeur. Si Cuba connaît une certaine prospérité, due en grande partie aux échanges avec les pays de l’Est, le bilan du nouveau système est entaché par l’anarchie dans les investissements, des distorsions dans les prix fixés par les entreprises, des excès liés au versement des primes…des travers dénoncés par Fidel Castro dans son célèbre discours de 1987, qui remet à l’honneur les conceptions du Che sur l’homme nouveau.

La « rectification des erreurs » qui s’ensuit est en partie avortée par l’effondrement de l’URSS : pour faire face à ses conséquences accentuées par le renforcement du blocus, l’État a recours aux investissements étrangers, donne naissance à un secteur privé et autorise la vente de produits agricoles selon l’offre et la demande.

À partir de 1998, le perfeccionamiento empresarial, une forme de gestion autofinancée expérimentée par les entreprises de l’armée à partir de 1987, est étendu à des entreprises d’État. Ces mesures, qui visent à encourager la productivité en intéressant les travailleurs aux résultats et en accordant plus d’autonomie aux entreprises seront approfondies et élargies suite aux VIe et VIIe Congrès du PCC (2011 et 2016). Elles ont donné lieu à une concentration des entreprises d’État - celles déficitaires étant fusionnées - et ont été accompagnées d’une extension du secteur coopérativiste (auparavant cantonné à l’agriculture) et du secteur privé.

Disparition du camp socialiste et insertion dans l’économie mondiale, émergence du secteur non-étatique, pénétration croissante du capital étranger : les données dans lesquelles se posent les problèmes des rapports plan/marché ont donc indéniablement changé depuis le grand débat et contribuent, conjointement au recul du marxisme chez les économistes et dirigeants cubains, à accorder plus de poids aux mécanismes mercantiles.

2019 : la nouvelle orientation gravée dans la Constitution.

Que l’on reprenne les termes du grand débat des années 1960, et il faut convenir que le projet de l’homme nouveau a été délaissé au profit de l’autonomie des entreprises et des stimulants matériels. Les dissensions au sein de l’intelligentsia et des dirigeants cubains concernent aujourd’hui des questions comme le rythme des transformations ou encore le poids à accorder aux coopératives. Font figure de modèle des entreprises telles que Labiofam, fleuron de la biotechnologie cubaine, qui diversifie ses activités, exporte produits et services dans des dizaines de pays, commercialise des articles importés, pratique une politique de haut salaires en redistribuant directement ses bénéfices.... Les idées qui ont fini par l’emporter sont proches du calcul économique, à ceci près que, dépourvue de la boussole que constituait la théorie marxiste et la visée du communisme, l’orientation actuelle prend la forme d’un pragmatisme. Exit les étiquettes théoriques.

Si les partisans d’une planification véritablement centralisée ne sont guère audibles, les tensions entre libre jeu du marché et plan n’ont pas disparu pour autant. Elles se cristallisent à un échelon clé du modèle : les OSDE , censées chapeauter les entreprises étatiques d’un même secteur conjointement avec des commissions représentant l’État... tout en respectant l’autonomie de ces entreprises, renforcée par des décrets de 2017. Un certain flou juridique donne finalement une large latitude aux ministères, qui peuvent s’appuyer sur des habitudes centralisatrices, ce qui conduit certains directeurs d’entreprises à réclamer plus de flexibilité, accusant les OSDE d’être des mini-ministères. Malgré l’aggiornamento terminologique, le problème persiste.

Tout en réaffirmant le principe directeur de planification, la Constitution ratifiée au début de l’année 2019 reconnaît l’autonomie des entreprises, le rôle du marché et les formes de propriété non-étatiques, avec quelques années de retard sur les transformations économiques. Moins médiatique que les dispositions sur le mariage homosexuel, ce changement pourrait avoir un effet catalyseur sur le déplacement du centre de gravité vers le pôle marchand.

L’ampleur et la vitesse de ce basculement dépendront des politiques adoptées mais les annonces faites en avril au Parlement par Marino Murillo suggèrent une accélération du processus : extension des « schémas fermés » de financement, modèles d’autofinancement spécifiques au secteur des technologies et aux entreprises travaillant avec la Zone spéciale de Mariel, assouplissement de l’encadrement de l’intéressement et création d’une institution financière dont les contours sont encore flous. Depuis le début de l’année, le ministre de l’Économie a multiplié les déclarations sur l’élaboration d’un plan 2020 plus « participatif » ; quant au président Díaz-Canel, il a même été jusqu’à annoncer, lors du dernier Congrès de l’ANEC, que le plan « ne viendrait plus d’en haut » . Des propos à relativiser compte tenu de la force d’inertie des mécanismes économiques dans l’île où les mutations économiques se font en douceur depuis trois décennies… malgré quelques soubresauts comme en 2014, lorsque la direction de Labiofam avait été vertement critiquée par le gouvernement pour avoir baptisé deux de ses parfums des prénoms de Hugo Chavez et de Che Guevara. Un épisode à rapprocher des débats médiatiques récurrents sur la vente de vêtements et d’accessoires arborant le drapeau national ; comme si les résistances à la mercantilisation se situaient désormais dans le domaine symbolique.



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
Plan et marché à Cuba des années 1960 à aujourd’hui
8 septembre 2019 - 08h48 - Posté par Lepotier
modéré a priori

Plan et marché à Cuba des années 1960 à aujourd’hui
8 septembre 2019 - 09h37 - Posté par Lepotier

Quelques réflexions complémentaires pour resituer l’histoire économique de Cuba et en tirer les leçons encore utiles au mouvement communiste international...

Il est évident que le passage direct au communisme dans un pays aux forces productives encore limitées tel que Cuba dans les années 60-70, et même encore, aujourd’hui, reste tout à fait une utopie et ne peut mener qu’à l’échec.

Au stade de développement où en est encore Cuba, il y a inévitablement une survie relative d’une économie de marché qui est nécessaire au niveau de petites entreprises, y compris agricoles, commerces et services. La question de savoir si l’on est encore dans une économie de transition dépend donc de la relation entre plan et marché.

Est-ce que le plan est établi en fonction des besoins sociaux collectifs ou en fonction d’une rentabilité financière espérée et estimée en fonction du marché  ?

A noter que la réalisation du plan, établi en fonction des besoins sociaux, peut, et même doit, logiquement et y compris d’un point de vue comptable, en période de transition, faire appel au principe « à chacun selon son travail  ».

Car dans ce cas, la mesure du travail, réparti selon le plan, est aussi celle des besoins sociaux et c’est cette correspondance qui reflète l’utilisation socialiste de la loi de la valeur, et non la loi du marché.

Pour rendre les deux secteurs compatibles, et même, complémentaires, l’État doit donc, et de manière autoritaire, au besoin, jouer un rôle régulateur important et même sans faille à l’égard des dérives mercantiles qui entraveraient l’équilibre économique.

Cuba reste un îlot remarquable de résistance anti-impérialiste, y compris par son rayonnement, mais son statut économique et social n’en reste pas moins incertain pour autant.

Lepotier

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2019/09/08/plan-et-marche-a-cuba-des-annees-1960-a-aujourdhui-reflexions-sur-la-transition/

.

******************************






Voilophobie : tentative de compréhension et d’explication.
dimanche 20 - 00h18
de : Christian DELARUE
8 commentaires
Canal Seine-Nord : la catastrophe écologique et économique en route !
samedi 19 - 19h08
de : Eve
5 commentaires
Reconnaissance faciale dans les lycées
samedi 19 - 11h02
de : quadrature du net
LA RAGE CONTRE LE RÈGNE DE L’ARGENT
samedi 19 - 08h44
de : Ernest London
Points de vue sur les Gilets jaunes
vendredi 18 - 16h35
de : jean 1
Yankees et son larbin français, effacent les preuves, de leur "implication terroriste" en syrie
vendredi 18 - 11h59
de : nazairien
"Gôôôche" démocratique et républicaine ou TRAHISON ?
vendredi 18 - 10h45
de : jean-marie Défossé
2 commentaires
Badgeophobie ou syndicalistophobie
jeudi 17 - 23h45
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Est-ce que oui ou non castaner va dégager ?
jeudi 17 - 20h22
de : jean 1
VERS LA BANLIEUE TOTALE
jeudi 17 - 14h12
de : Ernest London
Est ce la panique, en macronie ? Le gouvernement envisage de retarder la réforme des retraites (vidéo)
jeudi 17 - 12h49
de : nazairien
3 commentaires
Le Crédit Mutuel prépare une vague de licenciements massifs
jeudi 17 - 11h23
de : PDUROC
Suspicion délation répression ... et agressions impérialistes
jeudi 17 - 10h56
de : Chantal Mirail
Sous le voile, une femme !
jeudi 17 - 10h36
de : Chantal Mirail
2 commentaires
Sociale vigilance / C’est l’heure de l’mettre
jeudi 17 - 10h28
de : Hdm
Droit d’informer : Nous ne devons pas nous habituer aux intimidations, aux gardes à vue et aux poursuites judiciaires
jeudi 17 - 09h58
Barcelone : des manifestants indépendantistes affrontent les forces de l’ordre pour la troisième nuit consécutive (vidéo
jeudi 17 - 00h53
de : nazairien
1 commentaire
Une personne porte ici un signe religieux ostensible !
mercredi 16 - 22h29
de : Christian DELARUE
8 commentaires
La manifestation des pompiers dégénère : incidents et tensions (15 octobre 2019, Paris) (vidéo)
mercredi 16 - 16h24
de : nazairien
2 commentaires
Des scènes de guérilla urbaine dans le centre de Barcelone, après la condamnation des dirigeants séparatistes (vidéo)
mercredi 16 - 16h09
de : nazairien
1 commentaire
Retraites : la CGT, FO, Solidaires et la FSU appellent à la grève le 5 décembre
mercredi 16 - 07h54
1 commentaire
15 Octobre 1987 THOMAS SANKARA
mardi 15 - 17h29
de : CADTM
De qui se moque t on ? Les frais d’hébergement des députés à Paris vont être davantage remboursés
mardi 15 - 17h11
de : nazairien
2 commentaires
ZOMIA ou l’art de ne pas être gouverné
mardi 15 - 14h20
de : Ernest London
Grande Fête du livre de Noir et Rouge
lundi 14 - 23h10
de : Frank
Nucléaire : le danger qui nous menace s’accroît
lundi 14 - 23h03
de : pierre peguin
Emission - Sabotage de l’école – Un peuple éclairé serait-il incontrôlable ?
lundi 14 - 20h03
de : Emission - Polémix et La Voix Off
Rojava : « La révolution ne doit pas disparaître »
lundi 14 - 17h10
de : jean 1
1 commentaire
Pascale Locquin
lundi 14 - 15h45
de : locquin
Les "gilets jaunes, bleus, verts, oranges" dans le VIéme ar, pour la "défense des victimes de l’amiante
dimanche 13 - 14h17
de : nazairien
Le voile ... dévoile une fois de plus sa stratégie de dislocation des valeurs républicaines
dimanche 13 - 11h56
de : Jean-Marie Défossé
18 commentaires
Toulouse, les baqueux toujours aussi dérangés, les CRS sous "captagon" ? et les gedarmes veulent faire aussi bien (vidéo
dimanche 13 - 02h25
de : nazairien
Rencontre débat « L’anarchisme pour les nuls »
samedi 12 - 21h15
de : jean 1
Le crépuscule de l’OTAN.
samedi 12 - 20h56
de : L’iena rabbioso
Soutien vincenzo vecchi
samedi 12 - 17h18
Soutien vincenzo vecchi
samedi 12 - 17h14
N’abandonnons pas les Kurdes et les populations de Syrie - Tribune collective sur Libération
samedi 12 - 16h33
de : Christian DELARUE
3 commentaires
GAZ ET FLOUZE À TOUS LES ÉTAGES - C’est l’heure de l’mettre
vendredi 11 - 15h08
de : Hdm
Intervention turque en Syrie : la révolution politique du Rojava menacée de toute part
vendredi 11 - 08h12
23 commentaires
Rejetée
jeudi 10 - 15h28
de : jean 1

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes. John Fitzgerald Kennedy
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
Lire la suite
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
Lire la suite
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite